Résumé

Mme de Beaujeu Les Jours de congé, par Mme de Beaujeu (1868)

Est-ce que tu serais envieux, Pierre? C'est un bien vilain défaut, que Dieu déteste et qui empoisonne toute notre existence. Crois-moi, cher enfant, les véritables biens qu'il nous est permis d'envier sont la sagesse et l'instruction, et ces biens-là, nous pouvons tous les acquérir par la volonté et le travail. Allons, mon ami, ajouta ma bonne grand'mère, console-toi et va promener ta
petite soeur Élodie, qui t'aime toujours bien et qui ne t'a pas oublié.
Source : Gallica

Mme de Beaujeu Les Jours de congé, par Mme de Beaujeu (1868)

M. Dupont essuya deux larmes qui coulaient le long de ses joues et serra Jean sur son coeur. Il résolut d'instruire sa femme des malheurs qui leur étaient arrivés, et il termina en disant :
— Dieu nous a donné un fils qui nous console de tout!
Et il lui raconta les offres de M. de Montville et le noble refus de Jean. Marguerite sourit au milieu de ses larmes, en pressant sur son sein la tête de son enfant adoptif.
Jean vit sans regrets congédier ses professeurs, les domestiques, réformer le bien-être de la maison, et vouer sa vie à un travail incessant.
Source : Gallica

Mme de Beaujeu Les Jours de congé, par Mme de Beaujeu (1868)

Après les compliments d'usage, le fermier raconta au bon prêtre comment il avait trouvé le pauvre enfant couché près du corps de sa mère morte de faim.
— Morte de faim! s'écria douloureusement M. Morel (c'était le nom du curé) , morte de faim! et cela dans un pays chrétien... en France ! où la terre produit largement le pain de tous ses enfants! Ah ! nous sommes bien coupables !
— Nous sommes embarrassés pour lui donner un nom, et nous voulons avoir votre avis, monsieur le curé, dit Dupont, qui voulait tirer le digne prêtre de sa rêverie.
Source : Gallica

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