Caroline Valchère

Résumé

Caroline Valchère Marguerite Aubert. Tome 1 (1839)

Je ne demandais à Marguerite qu'une bonne et tendre amitié comme autrefois ; d'ailleurs, un paysan comme moi n'est guère dangereux pour une femme. Pourquoi donc exigeais-tu qu'elle m'envoyât loin du pays?
— Un coeur d'enfant est oublieux, répondit tristement Richard; une passion d'homme reste dans toute la vie, c'est pourquoi je ne voulais pas attendre que tu en fusses venu là.... Mon pauvre Pierre, continua-t-il en lui prenant la main avec effusion, ta colère ne m'irrite pas, mais elle me navre, car elle me révèle toute l'étendue du mal que j'avais prévu.
Source : Gallica

Caroline Valchère Marguerite Aubert. Tome 1 (1839)

Tu m'as révélé, sans le savoir, dit alors Pierre, une grande vérité dont je ne soupçonnais pas l'existence! tu m'as appris hier que le sentiment que j'éprouve pour Marguerite est de l'amour! Je croyais l'aimer comme une soeur, la respecter comme une mère, l'honorer comme une sainte, et, au lieu de ces vénérations pures, je suis en proie à une fièvre dévorante, dont je ne sais pas encore définir les ardeurs! Si l'amour est une soif insatiable du coeur qui fait qu'on a besoin, à chaque instant, de voir la femme aimée
Source : Gallica

Caroline Valchère Marguerite Aubert. Tome 1 (1839)

Telle était la vie de Marguerite; faible fille sans fortune, elle avait quitté sa vallée, ses oiseaux, et sa pauvreté indépendante : un matin, elle s'était mise en route pour la grande ville, les yeux baignés de larmes, le coeur plein de souvenirs : là un homme lui avait offert du luxe, du savoir, de l'amour, et, en échange, il lui avait demandé sa chasteté, sa réputation, son avenir; ils avaient signé le pacte, et aujourd'hui Marcel n'était plus qu'un amant fatigué, et Marguerite une femme perdue.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature