Résumé

Histoire de Robert le Diable ; suivie de Richard sans Peur… (1862)

Osorio, qui aimait la princesse, n'eut pas plutôt entendu cette publication, qu'il résolut d'en profiter pour obtenir une main qui refusait de se donner. Il chercha un cheval et des aimes semblables à celles du chevalier inconnu, et se fit une blessure à la cuisse avec le fer d'une flèche qu'il rompit. Quelque vive que fût sa douleur, il la souffrit avec courage, dans l'espérance qu'on serait la dupe de son stratagème : il était persuadé qu'en amour, comme en guerre, il était permis d'employer indifféremment la ruse, la force ou la vertu.
Source : Gallica

Histoire de Robert le Diable ; suivie de Richard sans Peur… (1862)

Quel crime a donc commis la victime que vous frappez? Si j'ai fui la maison paternelle, Pierre n'a fait qu'accompagner celle qui l'entraînait dans sa fuite ; sa punition, il est vrai, est moins affreuse que ma peine : la mort a terminé ses chagrins et ses plaisirs ; et moi, le coeur déchiré du regret d'avoir perdu l'amant le plus tendre, le plus généreux, le plus sensible ; l'âme tourmentée de remords d'avoir abandonné mes parents, confuse de la honte que je laisse après moi dans une cour où j'étais adorée, je n'ai d'autre ressource que l'infamie.
Source : Gallica

Histoire de Robert le Diable ; suivie de Richard sans Peur… (1862)

« Grand Dieu ! s'écria Pierre en les embrassant, cruelle Émilie, vous ne m'avez pas préparé à cet excès de bonheur. O mon père! ô ma mère! ah ! je succombe à mon ravissement ! » Des larmes de tendresse coulèrent en abondance ; le chevalier était dans les bras du comte et de la comtesse ; des mots entrecoupés, des soupirs, des caresses exprimaient les sentiments dont il était agité : il eût eu bien de la peine à soutenir cette scène si louchante,
si la présence de Nicé, qui vint au secours, ne lui eût rappelé dans ce moment que Maguelonne était absente.
Source : Gallica

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