L' Arioste, Roland furieux. Tome 3 (1850)
“ Hélas ! dit le vieux magicien en versant un torrent de larmes; ce n'est ni pour cacher des larcins, ni pour aucun dessein coupable, que j'élevai cette roche et que je bâtis ce château. Ce ne fut que pour garantir les jours d'un jeune chevalier, l'objet de mon plus tendre amour, ayant appris, par mon art, que bientôt il se ferait chrétien, et qu'il devait périr quelque temps après par la plus noire des trahisons. Le soleil, d'un pôle à l'autre, ne voit rien d'aussi beau, d'aussi parfait que ce jeune chevalier : Roger est son nom. Ce fut moi, malheureux Atlant ! qui l'élevai dès le berceau. ”
