L' Arioste

Résumé

L' Arioste,  Roland furieux. Tome 3 (1850)

“ Hélas ! dit le vieux magicien en versant un torrent de larmes; ce n'est ni pour cacher des larcins, ni pour aucun dessein coupable, que j'élevai cette roche et que je bâtis ce château. Ce ne fut que pour garantir les jours d'un jeune chevalier, l'objet de mon plus tendre amour, ayant appris, par mon art, que bientôt il se ferait chrétien, et qu'il devait périr quelque temps après par la plus noire des trahisons.
Le soleil, d'un pôle à l'autre, ne voit rien d'aussi beau, d'aussi parfait que ce jeune chevalier : Roger est son nom. Ce fut moi, malheureux Atlant ! qui l'élevai dès le berceau.
”
Source : Gallica

L' Arioste,  Roland furieux. Tome 3 (1850)

“ Lorsque le roi de Trémisen aperçut le comte d'Angers, il fut frappé de son air noble et martial ; son aspect lui parut être celui du dieu Mars ; et le regardant comme un guerrier redoutable, il eut l'audace de vouloir éprouver sa force et sa valeur, Alzirde était jeune et présomptueux ; il se sentit porté par son courage à pousser son cheval en avant et à défier Roland à la joute : il eût mieux fait de rester à la tête de sa troupe ; car le redoutable paladin lui perça le coeur de sa lance et le jeta loin de son cheval, qui, n'éprouvant plus la force du frein, s'enfuit épouvanté. ”
Source : Gallica

L' Arioste,  Roland furieux. Tome 3 (1850)

“ Roland reste seul, et s'abandonne à toute sa faiblesse ; ses larmes baignent ses joues, sa poitrine, son lit même ; il se retourne cent fois sur ce lit, que la douleur et le désespoir rendent plus insupportable pour lui, que s'il était d'un dur rocher ou couvert d'épines. Une idée plus affreuse, plus désespérante encore que toutes les autres, vient achever de le transporter hors de lui-même. Dieu ! s'écrie-t-il, c'est sans doute dans ce même lit que l'ingrate, l'infidèle Angélique a consommé son crime avec son vil amant. ”
Source : Gallica

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