Résumé

De Balzac Revue des Deux Mondes

Il jeta sur le lit un des deux masques qu’il tenait, et sourit de pitié en voyant le geste de frayeur involontaire arraché à sa femme par la chute du velours noir.
— Ayez ce masque sur votre visage lorsque je serai de retour, ajouta-t-il, je ne veux pas qu’un homme, même un croquant, puisse se vanter d’avoir vu la comtesse d’Hérouville !...
— Pourquoi un homme ?... demanda-t-elle à voix basse.
— Oh ! oh ! ma mie, ne suis-je pas le maître ici ? répondit le comte.
— Qu’importe un mystère de plus ?... dit la comtesse au désespoir.
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De Balzac Revue des Deux Mondes

Aujourd’hui, pour être heureuse, elle doit oublier le passé et ne plus songer à l’avenir.
— Je ne me crois pas coupable, se dit-elle ; mais si je le parais aux yeux du comte... il est si jaloux ! La sainte Vierge n’a-t-elle pas...
Elle s’arrêta ; et, pendant ce moment d’irréflexion, sa naïveté lui fit attribuer aux adieux de son amant le pouvoir de la visitation de l’ange ; mais cette supposition, digne du temps d’innocence auquel sa rêverie l’avait si imprudemment reportée, s’évanouit devant le souvenir d’une scène plus odieuse que la mort.
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Cette proscription n’était pas celle dont une femme aimante frappe le monde entier au profit d’un seul être ; alors elle sait rire et plaisanter... Non, Julie était en ce moment comme une personne à qui le souvenir d’un danger trop vivement présent en fait ressentir encore la douleur...
La marquise, bien convaincue que sa nièce n’aimait pas son neveu, fut stupéfaite en découvrant qu’elle n’aimait personne. Elle trembla d’avoir à reconnaître en Julie un cœur désenchanté, une jeune femme à qui l’expérience d’un jour, d’une nuit peut-être, avait suffi pour apprécier la nullité de Victor.
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