Résumé

Adolphe Dubois Une fille de l'Ukraine, par Adolphe Dubois (1884)

Que sais-je? puisqu'elle ignore encore vos sentiments pour elle, il n'y a pas d'indiscrétion; et peut-être, puisque je suis toujours votre amie d'enfance, trouverais-je un adoucissement à vos maux ?
- Allons, fit Desthèves avec effort, il n'y a pas moyen de m'y soustraire; il faut que cet aveu sorte démon cœur. Eh bien! celle que j'aime au-delà de mon existence, celle à qui j'ai voué cette affection sainte qui fait de l'objet qu'on chérit le but d'un culte sacré, et qui lie l'âme à l'âme, comme le lierre à l'ormeau, enfin, cet être charmant dont j'ai le cœur tellement rempli.
Source : Gallica

Adolphe Dubois Une fille de l'Ukraine, par Adolphe Dubois (1884)

Jules, ne te désespères donc pas ainsi !. tu me déchires le coeur !
- Ce n'est pas pour moi que je m'afflige, bonne Milna; il y a longtemps que j'ai appris à tout souffrir sans murmurer !. Mais c'est pour toi, ange du ciel, que j'ai précipitée du haut de l'opulence dans la plus affreuse détresse; mais c'est pour nos pauvres enfants, qui n'auront jamais la force de supporter cette épreuve!. Vois plutôt, ajouta Jules, en attirant avec désespoir sa femme près du lit, vois !. ils se meurent, mes enfants !.
Source : Gallica

Adolphe Dubois Une fille de l'Ukraine, par Adolphe Dubois (1884)

Aussitôt elle jeta un cri terrible : elle avait reconnu le marquis Duclozelle. Comprenant alors toute l'étendue de son imprudence, elle tomba aussitôt à genoux pour implorer l'aide de Dieu. Le marquis la laissa dans cette position, mais lui saisissant la main, et se penchant vers son oreille, il lui dit d'une voix concentrée : — Milna, depuis le jour où je vous vis pour la première fois, un amour indestructible s'empara de mon cœur, et je jurai sur Dieu et sur l'enfer que vous seriez à moi, n'importe en quel lieu, n'importe en quel temps.
Source : Gallica

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