Amédée Delorme

Mauroy (1879)

Résumé

Amédée Delorme,  Mauroy (1879)

“ Pour abandonner ta main à un homme inconnu, à moins qu'il ne t'aie versé quelque philtre enchanteur, as-tu perdu, dis-
le-moi, tout respect de toi-même? Allons!
parle donc; défends-toi : il en est temps.
— Ayant douté de vous, je pouvais bien douter de moi, dit-elle en m'échappant.
D'ailleurs, si quelqu'un pouvait me rendre cœur, c'est à coup sûr M. de Pierrart. Dès qu'il me vit triste, et qu'il apprit les motifs de
ma tristesse, il sut dissiper pour son compte les défiances soulevées en moi par votre noirceur.
”
Source : Gallica

Amédée Delorme,  Mauroy (1879)

“ Dans mon impatience de détromper Berthe, j'avais oublié qu'il fallait compter d'abord avec un amour-propre blessé. La légèreté n'est pas sans grâces ; mais elle n'est pas sans dangers.
Homme à bonne fortune, jadis choyé des femmes, M. d'Arzane n'avait pu oublier aisément la préférence que m'avait accordée madame de Girey. Il n'avait pas dû, non plus, passer condamnation de l'affront qu'elle lui avait infligé en ma présence. Il importait cependant de ne parler sur ce chapitre qu'avec la plus grande circonspection, de peur que ma tante
n'en devinât plus qu'il n'était nécessaire.
”
Source : Gallica

Amédée Delorme,  Mauroy (1879)

“ Peu importe, puisque l'inquiétude se glissa autrement dans mon cœur. Berthe, qui de sa vie n'avait été si joyeuse ni si vive, me semblait insouciante à l'excès. Peut-être m'étais-je trop hâté de la juger" fvorablement, surtout eu égard à son âge : avec l'esprit de son père, elle pouvait avoir autant de légèreté. S'il en était ainsi, quoi d'étonnant que, ayant passé presque sans transition de la paix du couvent au bruit du monde, elle en eût été étourdie !
Nul doute que ses goûts ne se lussent déclarés à jamais frivoles : par là s'expliquait l'impoitunité que lui donnait mon seul aspect.
”
Source : Gallica

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