Louis-François Raban

Résumé

Louis-François Raban Le séminariste. Tome 3 (1831)

L'Église n'est pas ton lot.
— Eh bien, mon oncle, depuis que Juliette m'a abandonné, j'ai pris le parti d'aller implorer mon pardon du supérieur de Saint-Sulpice.
— Es-tu donc encore malade?
—J'y retrouverai peut-être matranquillité perdue.
— Tu n'as pas le sens commun. Tu reconnais toi-même qu'on t'a fait prendre une mauvaise route, et tu veux y rentrer au lieu de t'en écarter à tout jamais !
— Quel avenir ai-je devant moi?
— L'avenir de tous les hommes laborieux; tu travailleras.
Source : Gallica

Louis-François Raban Le séminariste. Tome 3 (1831)

Faites la grosse voix et redressez-vous tant que vous voudrez, cela n'est pas de nature à intimider un citoyen de ma trempe, un vrai patriote, capable de prouver à tous les marquis du monde qu'un poignet roturier a plus de vigueur que dix poignets de gentillâtre...
— Quoi ! chez moi! vous osez...
— J'oserai tout pour obtenir justice de l'assassin de Jules.
Le père Hubert ne se connaissait plus ; M. de Rinanval, non moins furieux, sonna avec violence, en s'écriant : Que l'on mette cet homme dehors !
Source : Gallica

Louis-François Raban Le séminariste. Tome 3 (1831)

Si ton bonhomme de père eût fait de toi un bon tailleur, il t'aurait légué ses pratiques, et un travail honnête t'eût procuré une existence agréable. Ta mère, méprisant mes sages conseils , t'a, lancé dans une carrière où l'intrigue et l'hypocrisie remplacent les vertus du citoyen et le civisme du patriote. Ton esprit est trop élevé, ton coeur est trop droit pour que ton corps endosse la soutane.
— Mon oncle, j'ai vu de plus près que vous ces hommes que vous jugez si sévèrement. Levés avec le jour, leur première pensée est pour le ciel.
Source : Gallica

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