François-Guillaume Ducray-Duminil, Paul, ou La ferme abandonnée. Tome 2 (1803)
“ Louise n'a point de secret pour Paul : elle prie l'abbé Bardot de s'expliquer devant lui. Cela est égal au cafard : il est bien aise au contraire de percer le cœur de deux amans et de jouir de leur douleur. « Louise , dit - il, en prenant la main de la jeune personne , et toi , Paul, que je vous plains tous deux ! Hélas ! faut-il- que mon zèle et mon amitié pour vous me forcent à vous apprendre le malheur cruel qui va vous séparer pour jamais ! — Nous s éparer ! » Tel est le cri des deux amans : Paul sur-tout frémit dans la crainte que l'abhé Bardot n'ait pénétré le mystère de la marquise. ”
