Marthe Fiel

Résumé

Marthe Fiel Prudence Rocaleux

Figurez-vous ce que j’ai appris ?
— Je n’ai jamais été fort sur les devinettes...
— Eh bien ! elle vous aime à périr...
— Quoi ! s’exclama Jacques... Elle me connaît tant que cela ? Elle m’a vu souvent ?
— Oh ! que oui ! les jeunesses ont des yeux à voir ceux qui ne les voient pas.
— Vous vous fichez de moi, bonne Prudence !
— Que non pas ! Elle m’a dit : « Quel chic type que ce garçon-là ! Je m’use les yeux à pleurer en pensant qu’il pourrait en épouser une autre ! Ah ! si mon papa, qui est si puissant et si riche, pouvait faire un miracle ! »
Source : Wikisource

Marthe Fiel Prudence Rocaleux

Prudence tressaillit à ce mot. Elle regarda sa compagne comme si soudain elle lui voyait des ailes, puis elle murmura :
— Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Pour être résignée, il faut être une sainte.
Mlle Parate rit doucement, et ce fut pour Prudence comme si elle entendait le son d’une cloche fêlée.
— Mais non, il ne faut pas être une sainte, mais une femme qui ne se tourmente pas, quand il lui arrive une anicroche et qui ne s’encolère pas devant les difficultés... Ça ne s’apprend pas tout de suite, mais on en prend peu à peu l’habitude...
Source : Wikisource

Marthe Fiel Prudence Rocaleux

Mme Dilaret aurait fini par s’endormir devant ce verbiage si la sincérité de l’accent de Prudence ne l’avait réveillée. Elle ne s’habituait pas à ce caractère qui s’agitait avec passion pour la moindre des choses et qui transformait tous ses rêves en une réalité absurde immédiate, dont elle était obligée de se déprendre avec la même rapidité.
— Prudence, vous avez tort de croire que tout ce que vous désirez va devenir une chose réelle. Vous vous hypnotisez, vous vous persuadez et vous finissez par vous dire que tout le monde a tort, sauf vous...
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature