Joseph-François-Claude Carnot Examen des lois des 17, 26 mai… (1820)

DE LA DIFFAMATION ET DE L'INJURE PUBLIQUES.
ARTICLE XIII.
Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé, est une diffamation.
Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective, qui ne renferme l'imputation d'aucun fait, est une injure.
1. L'article 26 ayant abrogé toutes les dispositions du Code pénal relatives à la calomnie, ce code ne peut plus être pris aujourd'hui en considération; c'est comme s'il n'avait jamais eu la force de loi.
Source : Gallica

Joseph-François-Claude Carnot Les Proscrits reproscrits, ou de l'Ordre du jour du 17 mai 1819… (1820)

Ce mot jamais, jeta l'effroi dans toute la France , c'est-à-dire, dans le coeur de tous les vrais Français qui ne séparent pas, dans leur affection, la Charte et le Roi, et qu'aucun esprit de haine et de vengeance n'animera jamais.
Si ce terrible mot jamais, que nous voulons bien croire avoir échappé à M. de Serre dans la chaleur du discours, pouvait être pris dans un sens absolu, lorsqu'il s'agit d'actes de proscription, son excellence occuperait-elle aujourd'hui en France la plus haute magistrature?
Source : Gallica

Joseph-François-Claude Carnot Examen des lois des 17, 26 mai… (1820)

Ainsi, les cours, les tribunaux et les autres corps constitués n'auraient été qu'injuriés, que le prévenu pourrait être condamné à un emprisonnement de deux ans et à une amende de 4000 francs, comme s'il s'était rendu coupable de diffamation. Cela est-il bien dans les règles d'une exacte justice? On dirait vainement que les tribunaux n'useront pas de ce droit ; il suffit qu'ils soient autorisés d'en user, pour que la possibilité dût leur en être ôtée ; et rien n'eût été plus facile que d'établir une différence dans les peines applicables à chacun des cas de diffamation et d'injure.
Source : Gallica

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