Résumé

Joseph-François-Claude Carnot Les Proscrits reproscrits, ou de l'Ordre du jour du 17 mai 1819… (1820)

Manquer aux convenances, c'est propager les haines, et non pas chercher à les éteindre ; c'est les propager sans utilité pour la chose publique ; c'est les propager, pour assouvir ses passions, au danger même de mettre en péril le trône et la liberté nationale, : c'est les respecter, au contraire, que d'être religieux observateur de ses sermens; que de prendre pour règle de sa conduite, ce qui peut assurer, le bonheur du peuple, la stabilité du trône et la tranquillité publique.
Source : Gallica

Joseph-François-Claude Carnot Les Proscrits reproscrits, ou de l'Ordre du jour du 17 mai 1819… (1820)

Ce mot jamais, jeta l'effroi dans toute la France , c'est-à-dire, dans le coeur de tous les vrais Français qui ne séparent pas, dans leur affection, la Charte et le Roi, et qu'aucun esprit de haine et de vengeance n'animera jamais.
Si ce terrible mot jamais, que nous voulons bien croire avoir échappé à M. de Serre dans la chaleur du discours, pouvait être pris dans un sens absolu, lorsqu'il s'agit d'actes de proscription, son excellence occuperait-elle aujourd'hui en France la plus haute magistrature?
Source : Gallica

Joseph-François-Claude Carnot Les Proscrits reproscrits, ou de l'Ordre du jour du 17 mai 1819… (1820)

Quel est le mandat que les députés reçoivent de leurs commettans ? En reçoivent-ils d'autres que de maintenir la Charte dans toute sa pureté ?
Le peuple qui les a nommés, ne leur a pas confié l'exercice du pouvoir judiciaire, il leur a moins encore conféré celui de proscrire les citoyens.
Lorsque les députés outrepassent les termes de leur mandat, ils se rendent nécessairement coupables d'actes arbitraires : ce n'est pas, en traitant leurs commettans de factieux, qu'ils pourront jamais parvenir à se disculper d'avoir violé le pacte social.
Source : Gallica

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