Résumé

Discours politiques. Manifestation réformiste… (1840)

L'autorité des officiers n'existait pas et ne pouvait pas exister. Tous, officiers et gardes nationaux, marchaient sous l'inspiration d'une pensée commune ; ils marchaient, non pas en armes, non pas comme corps organisé ; mais comme citoyens qui se groupent, qui ont le droit constitutionnel de se grouper pour donner force et appui à un intérêt depuis trop long-temps méconnu. Le calme et l'ordre ont régné dans cette imposante réunion. Il n'y avait rien là qui pût indiquer qu'on ait eu l'intention de rassembler la garde nationale pour la faire manoeuvrer comme garde nationale.
Source : Gallica

Discours politiques. Manifestation réformiste… (1840)

Des citoyens paisibles, des négocians, des propriétaires, des pères de famille, couverts de cet habit symbole d'ordre public, vont féliciter les députés qui ont accepté la mission de faire prévaloir la réforme. De part et d'autre, les paroles prononcées portent l'empreinte de cette modération qui est le signe de la force, de cette fermeté qui garantit le succès. Sur la route que parcourt le cortège, pas un cri imprudent ne se fait entendre. Partout l'attitude du peuple est en parfaite harmonie avec celle des gardes nationaux, qui réclament au nom du droit commun.
Source : Gallica

Discours politiques. Manifestation réformiste… (1840)

Le désordre vient, est toujours venu, dans tous les temps, sous toutes les formes de gouvernement, de la négation entêtée du droit de tous au profit de quelques privilégiés ; c'est donc agir dans l'intérêt de l'ordre, que de chercher à vaincre cette résistance qui contient dans son sein le désordre et les révolutions ; et la garde nationale qui, pour parvenir à ce noble but, ne fait usage que de sa force intelligente et morale, remplit sa mission.
Source : Gallica

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