Résumé

Léon Chotteau Prologue et premier acte d'un drame… (1873)

La Réforme, que l'on avait exclue de la commission organisatrice du banquet, venait de publier un article finissant par ces mots : « Nous entrons dans la manifestation et nous y appelons tous nos amis. » Mais le journal, devenu tout à coup partisan de l'abstention, imprima ce qui suit :
Hommes du peuple, gardez-vous demain de tout entraînement téméraire.
Ne fournissez pas au pouvoir l'occasion cherchée d'un succès sanglant.
Ne donnez pas à cette opposition dynastique qui nous abandonne et qui s'abandonne, un prétexte dont elle s'empresserait de couvrir sa faiblesse.
Source : Gallica

Léon Chotteau Prologue et premier acte d'un drame… (1873)

En France, un gouvernement qui tombs a toujours sous la main, comme soutien, un groupe de serviteurs que ne retiennent pas les scrupules de conscience. C'est ainsi que l'Empire, goutteux et perclus, possédait les Corses de la Préfecture.
Place de la Concorde, les groupes dispersés par les dragons n'avaient pas tardé à se reformer. Un tas de pierres permet aux citoyens de prendre l'offensive. Les soldats reculent et s'enferment dans un corps de garde. Un enfant de douze ans monte sur le toit et en arrache le drapeau aux applaudissements de la foule.
Source : Gallica

Léon Chotteau Prologue et premier acte d'un drame… (1873)

Que doivent faire les citoyens? Vont-ils accepter purement et simplement la décision du maître? Ils préfèrent protester, au milieu d'un banquet, contre les fantaisies d'un pouvoir qui semble justifier ses prétentions par cette devise de l'ancienne monarchie : « Tel est notre bon plaisir. »
Mais comment empêcher ce banquet ? Car il ne faut pas qu'il ait lieu. Les « excellences» se réunissent un beau matin et avisent, en badinant, aux mesures à prendre pour prévenir toute espèce de manifestation. On n'est pas inquiet.
Source : Gallica

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