Édouard Portalis,
Guet-apens judiciaire, mémoire d'un condamné par défaut…
(1896)
“ Si j'avais menacé M. Charles Bertrand, si je lui avais demandé de l'argent ou si j'en avais accepté de lui pour ne plus l'attaquer, je soutiens que ce serait une infamie de m'avoir pour cela poursuivi et condamné quand tant d'autres dans la presse, dans la politique et dans les affaires ont employé et emploient encore cette méthode pour arriver à la fortune et aux honneurs. Car, enfin, qu'est-ce que le chantage? Où ça commence-t-il? Où ça finit-il? Qui est-ce qui fait le chantage, qui est-ce qui n'en fait pas? Quand le chantage est-il déshonorant, quand est-il honorant? ”
