Résumé

Léopold Cesare De la Lex commissoria dans la vente… (1881)

Or, le créancier qui demande à être subrogé au vendeur, quand celui-ci demande la résolution de la vente, loin de poursuivre ce même but, n'agit que dans son propre intérêt. Ce qu'il veut, c'est faire une bonne affaire en s'attribuant les avantages de la résolution. Acquérir purement et simplement la propriété de l'immeuble, à l'exclusion du vendeur qui a le droit de rentrer dans sa propriété, tel est le véritable but du créancier de l'acquéreur qui veut invoquer l'article 1251-1°, en offrant au vendeur qui agit en résolution le paiement du prix qui lui est dû.
Source : Gallica

Léopold Cesare De la Lex commissoria dans la vente… (1881)

Si nous nous plaçons dans l'hypothèse où l'acheteur est solvable, et où la chose vendue n'a pas diminué de valeur depuis la vente, le vendeur pourra avoir intérêt à négliger le droit que lui confère le pacte commissoire pour s'en tenir à l'action ordinaire en paiement du prix. Au contraire, l'acheteur est-il insolvable ou bien la chose, objet de la vente, a-t-elle perdu de sa valeur, c'est l'action en résolution qui sera plus avantageuse pour le vendeur.
Source : Gallica

Léopold Cesare De la Lex commissoria dans la vente… (1881)

Pour lui une fois que les obligations ont pris naissance dans un contrat, elles n'ont plus entre elles aucune corrélation ; elles sont indépendantes l'une de l'autre, et, si l'une des parties n'exécute pas sa prestation, cette inexécution n'influe en rien sur l'obligation de l'autre. En d'autres termes, le droit de résolution que le vendeur exerce, de nos jours, en vertu d'un texte de loi, ne lui appartenait, en droit romain, qu'à la suite d'une convention expresse insérée dans le contrat de vente.
Source : Gallica

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