Émile Ripert,
Edmond Rostand, sa vie et son oeuvre
(1968)
“ Et, le lendemain de la première, Sarah Bernhardt écrivait à Coquelin : « Je ne puis te dire ma joie pour ton, notre triomphe, d'hier et de ce soir. Quel bonheur, mon Coq! Quel bonheur, c'est l'art, c'est la beauté qui triomphent. C'est ton immense talent, c'est le génie de notre poète. Je suis si heureuse, oh! si!... Je t'embrasse, le cœur battant de la plus pure des joies et de la plus sincère amitié. » Dès lors, la gloire s'était emparée du poète et de son héros; tout Paris pour Roxane avait les yeux de Cyrano, et puis toute la France, et puis toute l'Europe et l'Amérique. ”

