Émile Ripert,
François-Marius Granet (1775-1849…
(1937)
“ La vieille Provence, prudente et tassée, se défendait du soleil, de la poussière et du vent. C'est en y vivant dès l'enfance que Granet prend le goût des intérieurs frais ; il sait de quelle façon s'y insinue par quelque fente de volet, par quelque soupirail étroit, un soleil qui paraît d'autant plus respectable qu'il est redoutable. Toute son œuvre sombre sera un hymne au soleil et à l'ombre qu'il engendre et qui chante aussi sa gloire, puisque le soleil, ainsi que le dit cet autre grand Provençal, Edmond Rostand, à tout objet « donne une ombre, souvent plus charmante que lui ». ”
