Résumé

Portrait de Émile Ripert Émile Ripert François-Marius Granet (1775-1849… (1937)

La vieille Provence, prudente et tassée, se défendait du soleil, de la poussière et du vent. C'est en y vivant dès l'enfance que Granet prend le goût des intérieurs frais ; il sait de quelle façon s'y insinue par quelque fente de volet, par quelque soupirail étroit, un soleil qui paraît d'autant plus respectable qu'il est redoutable. Toute son œuvre sombre sera un hymne au soleil et à l'ombre qu'il engendre et qui chante aussi sa gloire, puisque le soleil, ainsi que le dit cet autre grand Provençal, Edmond Rostand, à tout objet « donne une ombre, souvent plus charmante que lui ».
Source : Gallica

Portrait de Émile Ripert Émile Ripert François-Marius Granet (1775-1849… (1937)

Sachez que Granet a chez lui quatre ou cinq gâcheurs qui couvrent des toiles d'après son procédé, sur lesquelles il peint ensuite des capucins, pour les vendre aux voyageurs, comme on vend des chapelets sous la colonnade de Saint-Pierre. L'atelier de Granet n'est pas un lieu d'étude, c'est une boutique. Granet n'exprime que le vide et ne parle qu'aux yeux. Ses effets de lumière se multipliant par la facilité de les imiter, Granet passera de mode. Il compose d'une manière originale, pittoresque, mais tout se borne là ; rien n'est solide dans son dessin et ses couleurs craquèlent en séchant.
Source : Gallica

Portrait de Émile Ripert Émile Ripert François-Marius Granet (1775-1849… (1937)

En ce Versailles du Midi, où la grâce française s'unit à la couleur provençale, un enfant-peintre s'éveille à la vie, se prépare à comprendre Rome comme Paris, sent se former en ses yeux et son cœur cette merveilleuse combinaison d'Italie et de France qu'est la Provence, et par elle, qui l'initie à la vérité, à la simplicité, va devenir l'un des maîtres du dix-neuvième siècle, un de ceux qui feront sortir la peinture de la convention pour la rapprocher de la nature.
Source : Gallica

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