Résumé

Albert Thiéblin De la chose jugée en matière civile… (1866)

Le tribunal peut l'adopter ou le rejeter; s'il l'adopte, il le rend exécutoire, mais il ne lui laisse que la force d'une convention.
Pour faire tomber un jugement de cette nature, il n'est pas nécessaire d'avoir recours à l'appel ou à la cassation ; il suffira d'employer les voies par lesquelles on peut faire tomber une convention, c'est-à-dire une simple demande en nullité ( I) . Les jugements rendus en matière de juridiction gracieuse ne peuvent jamais obtenir l'autorité de la chose jugée. Pour qu'elle puisse exister, il faut un jugement en matière contentieuse.
Source : Gallica

Albert Thiéblin De la chose jugée en matière civile… (1866)

Une décision judiciaire n'est jamais nulle, alors même qu'elle émanerait d'un juge incompétent. Pour en faire prononcer la nullité, il faut nécessairement l'attaquer par une des voies ordinaires ou extraordinaires de recours. Tel était le sens de cette maxime de notre ancien droit que nous trouvons dans les Institutes coutumières de Loisel : Voies de nullité n'ont lieu en France.
Si on laissait passer sans agir les délais pendant lesquels les recours sont ouverts, la nullité serait couverte et le jugement aurait acquis force de chose jugée.
Source : Gallica

Albert Thiéblin De la chose jugée en matière civile… (1866)

Mais alors, dit-on, pourquoi réunir le tribunal ? Le visa ne pouvait-il pas être donné par le président tout seul ? Si la loi a pensé que le visa du président ne suffisait pas, et si elle a exigé la présence du tribunal, c'est qu'il y a non pas à examiner le fond de l'affaire, mais à voir si la sentence devra être rendue exécutoire. Or, si
cette sentence ordonne l'exécution de faits que nos lois défendent, si elle est contraire aux principes d'ordre public reconnus chez nous, il devra lui refuser son ordonnance d'exequatur.
Source : Gallica

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