Bonorum possessio

Définition et enjeux

Eugène Petit,  Traité élémentaire de droit romain… (1903)

“ La bonorum possessio peut être définie : une succession prétorienne à l'ensemble du patrimoine d'un défunt (Cf.Ulpien, L. 3, §2, D., de bon. pos., XXXVII, 1) . Elle est de droit plutôt que de fait ; c'est-à-dire qu'elle n'implique pas le fait même de la possession ; on est bonorum possessor, comme on est héritier, avant d'avoir appréhendé la succession, et alors même qu'elle ne contient pas de chose corporelle (1) . ”
Source : Gallica

Jacques Flach,  La "Bonorum possessio" sous les empereurs romains depuis le commencement du IIe siècle jusqu'à Justinien exclusivement… (1870)

“ La bonorum possessio quibus ex legibus se rencontre quand une loi ou un sénatus-consulte, au lieu de conférer à une personne le litre d'héritier, ne lui donne que celui de bonorum possessor, et subordonne ainsi son droit à la délation de la bonorum possessio. ”
Source : Gallica

Portrait de Georges Bonjean Georges Bonjean,  Explication méthodique des "Institutes"… (1878-1880)

“ La bonorum possessio est un droit à une hérédité, existant indépendamment de toute possession effective des choses héréditaires. Aussi Ulpien donne, de la bonorum possessio, la définition suivante : « Bonorum possessionem ita recte defîniemus jus persequendi retinendique patrimonii sive rei, quae cujus, cum moritur, fuit. Nous définirons exactement la possession de biens ainsi : c'est le droit de poursuivre et de retenir le patrimoine ou la chose qui a appartenu à une personne au moment de sa mort. » ”
Source : Gallica

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