Possession (droit)

Définition et enjeux

William Belime Philosophie du droit, ou Cours d'introduction à la science du droit (1844-1848)

Nous commencerons par avouer que le système du possessoire, tel que nos lois l'ont formé, est presque propre à la France ; que les autres législations se sont bornées en général à quelques mesures de police pour empêcher et réprimer les voies de fait; mais que nulle part la possession ne se détache autant de la propriété; que nulle part sa préséance n'est aussi bien marquée; que la possession annale en particulier est, pour ainsi dire, le produit indigène de notre sol; que la compétence exclusive du juge de paix en matière de possession rend encore la ligne de démarcation plus saillante.
Source : Gallica

Gabriel Bourcart Étude historique et pratique sur les actions possessoires (1880)

« La possession est la détention ou la jouissance d'une chose ou d'un droit que nous tenons ou que nous exerçons par nous même ou par un autre qui la tient ou qui l'exerce en notre nom. » Dans le silence de l'article on pourrait donc discuter à perte de vue sur notre droit français, comme on le fait sur les législations étrangères
Source : Gallica

Édouard Boitard Leçons de procédure civile. Edition 13… (1879)

En un mot, il y a la possession de fait et la possession de droit : possession de fait, c'est la détention actuelle; possession de droit, c'est une détention antérieure, qui a cessé, mais qui produit, en droit, des effets importants, lorsqu'elle réunit les caractères de l'article 23. Ainsi, dans l'action possessoire, le demandeur conclut à la possession de fait, en vertu de la possession de droit, ou, si vous voulez, en vertu du droit de possession qu'il prétend lui appartenir.
Source : Gallica

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