Eugène Machelard,  Théorie générale des interdits… (1864)

“ Peu importe, remarquons-le bien, que le possesseur ait en réalité le droit d'agir comme il le fait, ou qu'il ne l'ait pas, c'est-à-dire qu'il soit propriétaire ou non. Il n'est même pas nécessaire qu'il soit dans l'erreur à cet égard, et qu'il s'imagine avoir acquis la chose; la mauvaise foi n'est pas un obstacle à la possession. Bien plus, les moyens à l'aide desquels aura été acquis le pouvoir exercé pour son compte sur le bien d'autrui, quelque blâmables qu'ils puissent être, n'empêchent pas la possession de s'établir. ”
Source : Gallica

Eugène Machelard,  Dissertation sur l'accroissement entre les héritiers testamentaires et les co-légataires aux diverses époques du droit romain… (1858)

“ L'impunité de l'état d'orbus, état qui peut être indépendant de la volonté des gens mariés, n'entraîne pas forcément impunité pour la condition du célibat que chacun, en général, est libre de faire cesser à son gré. Or, comme l'exception à l'égard des adfines ne se rencontre que dans la loi Papia, à laquelle doit son origine l'incapacité des orbi, il est logique de restreindre l'exception au point de vue de cette incapacité. La loi Julia, en soumettant précédemment les citoyens à l'obligation de se marier, n'avait pas songé à en exempter les adfines. ”
Source : Gallica

Eugène Machelard,  Théorie générale des interdits… (1864)

“ « J'ignore si vous êtes en réalité héritier de telle personne, et je n'entends point le contester. Ce que je conteste, c'est que votre auteur eût le droit de me dépouiller de ce que je possède. Il n'était qu'un usurpateur, un proedo, comme je le suis moi-même; seulement, j'ai l'avantage de la possession : In pari causa melior est causa possidentis. S'il vivait encore, votre auteur serait obligé de recourir à la revendication pour triompher contre moi. Vous êtes, dites-vous, en son lieu et place ; faites ce qu'il aurait dû faire, prouvez que vous êtes propriétaire». ”
Source : Gallica

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