Débt

Définition et enjeux

F. Génin Des variations du langage français depuis le XIIe siècle

Debte, debteur, ont toujours été prononcé dette, detteur. Le XVIe siècle, très-pédant, avait rétabli le b sur le papier, pour rappeler l'étymologie debitum, debitor; mais souvent on l'oubliait, et dans Marot comme dans ses prédécesseurs du XVe siècle et dans ses successeurs du XVIIe. La Fontaine, par exemple, écrit detteur.
Source : Gutenberg

Portrait de Antoine Loysel Antoine Loysel Institutes coutumières/1607

XVI. Desconfiture est quant le debteur fait rupture & faillite, ou qu’il y a apparence notoire que ses biens tant meubles qu’immeubles ne suffiront au payement de ses debtes.
XVII. Le depost, le gage, la marchandise trouuee en nature dont le prix, qui se deuoit payer, est encores deu, ny autres debtes priuilegees ne sont tenus venir à contribution, ains ont droic‍tc‍t de preference.
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Portrait de Jean Nicot Jean Nicot Thresor de la langue françoise (1606)

Contraindre à payer vne debte, Nomen exigere. Bud.
Prisonniers pour debtes, Pecuniae damnati, Custodiae non criminis insimulatae. B.
Vn homme qui est mort poure & chargé de grandes debtes, Homo qui aeris sui parum, multum alieni reliquit. B.
Demander amiablement sa debte auant que faire adiourner le debteur, Appellare debitorem extra ius. Bud.
¶ Demander ou exiger à quelqu’vn ses debtes, Exigere nomina, Debitorem interpellare.
Condamner quelqu’vn pour raison de quelque debte, Nomina alicui aestimare.
Estre sommé & poursuyui pour vne debte, Appellari magna pecunia.
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