Résumé

Hyacinthe Devals De la remise de la dette en droit romain et en droit français… (1865)

Nous nous trouvons ici en présence de créanciers traitant avec un débiteur qui, souvent, est pour eux un inconnu : loin de vouloir faire une largesse à celui qui a compromis ses intérêts, chaque créancier poursuit un but unique : celui de diminuer, autant que possible, la gravité du dommage qu'il est obligé de subir. La volonté individuelle n'est d'ailleurs qu'un des éléments du concordat et la remise de la dette qui en résulte est l'œuvre d'une volonté collective : enfin, toutes les formes de convention sont exclusives de la pensée de donner.
Source : Gallica

Hyacinthe Devals De la remise de la dette en droit romain et en droit français… (1865)

Et gardons-nous bien de confondre la remise gratuite du cautionnement avec le don de la créance qui investit celui qui le reçoit, des droits que le créancier donateur avait contre tous les coobligés. Dans ce cas, l'action du donataire ne constitue pas un recours : c'est l'exercice pur et simple des droits résultant d'une créance qui a continué d'exister. Et, puisque nous sommes en présence d'une donation, il est clair que les effets dont nous venons de parler ne seront produits qu'autant que les formes spéciales des dispositions à titre gratuit auront été employées.
Source : Gallica

Hyacinthe Devals De la remise de la dette en droit romain et en droit français… (1865)

Il est clair que la force de la présomption n'a pour résultat que l'anéantissement de l'obligation : quant au titre de la libération, la loi ne présume rien. De quels faits a-t-on pu induire une présomption de l'homme pour se prononcer en faveur d'une présomption de paiement, lorsque l'hypothèse de la loi est qu'à côté de la possession du titre par le débiteur, il n'existe aucune autre espèce d'élément de décision ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature