Camille Gérardin

Résumé

Camille Gérardin Étude sur la solidarité (1884)

Le jugement rendu entre le créancier et l'un des débiteurs solidaires, a-t-il effet à l'égard des autres ; peut-il être invoqué par eux; si c'est un jugement d'absolution, basé sur un moyen de défense commun à tous? peut-il être invoqué contre eux, si c'est un jugement de condamnation? Justinien a admis , par dérogation à la règle : res inter alios acta. que la reconnaissance volontaire de la dette par l'un des débiteurs aurait effet à l'égard de tous. Il semble logique et conforme à la pensée de l'empereur, de décider également que, par dérogation à la règle : res inter alios judicata.
Source : Gallica

Camille Gérardin Étude sur la solidarité (1884)

La caution qui s'oblige, sans mandat, pour donner ou rendre au débiteur un crédit que celui-ci n'a pas ou n'a plus, fait l'affaire de ce débiteur, et a droit contre lui à un recours en qualité de gérant : elle a fait acte de gestion, elle a rendu service en s'obligeant, en se portant caution. Le débiteur solidaire ne peut-il pas tenir le même langage? Est-ce que deux personnes , qui s'obligent solidairement, ne se rendent pas un mutuel service, ne se procurent pas réciproquement un crédit qui leur fait défaut à chacune isolément?
Source : Gallica

Camille Gérardin Étude sur la solidarité (1884)

Cette particularité que nous constatons dans le cautionnement, se retrouve dans la solidarité : aussi accentuée, quand la dette solidaire ne regarde que l'un des obligés : vis-à-vis des autres, l'obligation est dépourvue de cause. Quand l'affaire est commune à tous, aucune pensée de libéralité ne les inspire : s'ils s'obligent au tout, c'est pour obtenir un crédit partiel, qui manquerait à chacun traitant isolément : en ce sens, leur engagement est intéressé.
Source : Gallica

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