Gustave Félix Millet

Résumé

Gustave Félix Millet La situation (1871)

La belle invention politique ! Chaque individu majeur, en France, élit ses conseillers administratifs et ses députés. La nation choisit ses représentants ; elle fait ses organes représentatifs !
Je veux bien que ce droit, soit un fort beau droit; j'accorde même, que c'est un principe. Mais l'exercice de ce droit est-il, en fait, constituant? La souveraineté populaire en ressort-elle? Le peuple français, exerçant le suffrage universel, est-il un peuple souverain ? Là est la question ! Si ce peuple exerce réellement sa souveraineté, c'est un principe constituant.
Source : Gallica

Gustave Félix Millet La situation (1871)

Tant qu'il aura négligé de le faire, la liberté de l'enseignement divisera ses enfants, au lieu de les réunir, et prolongera dans noire histoire, l'existence funeste des partis politiques. Si au contraire l'Etat entre dans la voie d'une éducation civique, identique, obligatoire pour tous, l'égoïsme familial et l'esprit de parti seront vaincus. La nation française sera replacée dans ses voies historiques, dans ses fins politiques, et son unité morale revivra !
La justice, considérée par les politiques comme la servante du pouvoir, n'en doit être que l'auxiliaire.
Source : Gallica

Gustave Félix Millet La situation (1871)

Chacun se désole, tous les coeurs sont brisés, toutes les âmes malades, tous les intérêts compromis, toutes les familles, tous les individus atteints dans leurs affections et dans leur destinée ! Chacun sent que la patrie a fait naufrage et qu'elle est sans pilote!...
Ah ! si une noblesse étique et un sacerdoce sans patriotisme n'avaient pas pour chef Henri V et pour symbole le drapeau blanc ;
Si des bourgeois égoïstes, étrangers à l'histoire politique et impuissants dans l'action, n'avaient pas pour marotte la monarchie quelle qu'elle soit, despotique, constitutionnelle ou impériale
Source : Gallica

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