Résumé

Triboulet Paroles d'un fou à tous les partis (1849)

Ce n'est pas le peuple qui est difficile à contenter, c'est de satisfaire les ambitions des grands, toujours prêts à oublier le peuple.
Un grand malheur, c'est que les abus soient la pâture d'un grand nombre aujourd'hui.
Aujourd'hui, vous ne voulez pas qu'on fasse une petite saignée à vos fortunes, la plupart nées des abus ; demain il la faudra plus forte, et après le mal sera incurable. La peur comme la propriété rendent égoïste. C'est peut-être pour cela que le peuple dit qu'il n'attend rien de vous.
Source : Gallica

Triboulet Paroles d'un fou à tous les partis (1849)

Depuis 1830, la France a plus produit de fous que d'hommes d'Etat.
Pour que la République fût durable et forte, il faudrait qu'elle se fît pouvoir absolu. Le gouvernement dit gouvernement royal constitutionnel est un mensonge.
Il n'y a que deux pouvoirs : la royauté légitime ou le peuple, choisissez.
Ce qui fait qu'il n'y a pas de pouvoir durable et possible en France depuis 40 ans, c'est que la bourgeoisie veut représenter l'ancienne aristocratie et le peuple ; qu'elle n'a ni les qualités ni les défauts de la première, ni le désintéressement ni le courage du second.
Source : Gallica

Triboulet Paroles d'un fou à tous les partis (1849)

On pourrait dire du peuple qu'il vaut mieux que sa réputation, Quand le peuple sera-t-il donc éclairé? Quand il aura du pain assuré par le travail honnête et de longue durée, et que les riches et le gouvernement cesseront de soudoyer des plumes et des langues perfides pour le tromper, lorsque l'intérêt des riches et celui du gouvernement seront confondus avec celui du peuple.
Source : Gallica

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