Résumé

Avant, pendant et après la guerre… (1870)

Vous aviez fondé, à quel prix, grand Dieu ! une grande et forte République, et, lorsqu'elle commençait à bien aller, vous vous jetez entre les bras d'un seul homme, d'un despote, que 1815 renverse avec fracas.
Puis vous retombez entre les mains d'une dynastie antique et vermoulue que vous étayez tant bien que mal avec des traditions usées, des priviléges iniques, sans pitié pour la génération nouvelle qui frappe à la porte, et un beau jour ce rapiecement gothique, ridicule, s'écroule, emportant avec lui toutes ces illusions grotesques du passé.
Source : Gallica

Avant, pendant et après la guerre… (1870)

Quant à la nation française, elle veut fonder sérieusement un ordre de choses où celui qui paie devient l'arbitre de ses destinées; maîtresse de ses actes, cette nation veut à l'avenir faire elle-même ses affaires; soucieuse de ses devoirs les plus sacrés, de ses prérogatives les plus chères, elle n'aura plus foi qu'en elle-même.
Cultivateurs! ouvriers! on vous avait consulté pour perpétuer à jamais une dynastie qui vient de s'effondrer sous le poids de ses fautes, et pour atteindre le but, on a usé des tristes moyens que vous savez.
Source : Gallica

Avant, pendant et après la guerre… (1870)

Un lâche vous avait déclaré la guerre dans un but que vous savez bien ; il a été vaincu, il a fui, pour votre bien et pour le nôtre : vous êtes maintenant devant un pays qui n'est pour rien dans l'affaire. Un ordre nouveau vient d'être fondé, cet ordre possède dans sa devise le mot de fraternité ; il n'a point l'intention de manquer aux obligations que ce mot comporte; pour lui tous les hommes, tous les peuples sont des frères
Source : Gallica

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