Marcellin de Bonnal

Résumé

Marcellin de Bonnal A M. Emile de Girardin

Le pouvoir pouvait de puissants efforts afin d'arrêter l'avenir : il a fait des simulacres et n'a rien tenté de sérieux. S'il eût estimé, bien que n'aimant pas, un devoir de serment lui prescrivait encore la résistance ; mais il méprisait, et, en France, le mépris ne sauvegarde que l'honneur.
En définitive, qu'il me soit permis de le dire, je m'estime trop comme homme, je suis trop sincèrement Républicain pour douter de l'ascendant de la Republique sur des Français, quel que soit leur passé, et pour les flétrir d'un soupçon.
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal A M. Emile de Girardin

En présence de cette force majeure suprême qui nous pousse d'en haut, je ne puis, sans tristesse ou sans sourire amèrement, écouter les paroles de défiance que, de toutes parti, chacun déverse sur ses voisins, en n'exaltant que son propre patriotisme.
Oui, tout le monde en France a tendu les bras à la République, sans en excepter ceux-là même pour qui ce mot seul produisait l'effet d'une douleur. D'abord, le clergé qui entraîne l'aristocratie et le peuple des campagnes; les bonapartistes, d'autant moins à craindre qu'ils sont nés de l'asservissement d'un premier essai républicain
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal A M. Emile de Girardin

Le public, et surtout le public pauvre, souffrant, nécessiteux de réformes radicales, le plus nombreux, celui qui constitue les masses, celui-là ayant à se prononcer entre de pompeux discours et l'exposé net et précis des besoins actuels de la société, ainsi que des moyens de leur donner pleine satisfaction sans nuire à personne et dans l'intérêt de tous, ce public donnait gain de cause à la Presse, et vous plaçait en tête des publicistes organisateurs.
Source : Gallica

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