Henri Desombrages

Résumé

Henri Desombrages Le chansonnier de Henri Desombrages… (1848)

Jurons, jurons sur le même drapeau : Vive à jamais, vive la République !
Des Guizolins la horde sanguinaire, A l'étranger lâchement nous vendit, Des satisfaits la bande mercenaire, D'un peuple fort bien longtemps fut maudit.
Un lord anglais nous jetait l'insolence, Puis un Guizot salissait notre honneur ; Le peuple entier sur eux cria vengeance , En répétant, plein d'une noble ardeur : Serrons, etc.
Honneur à toi ! peuple, ta main puissante En renversant le trône de Juillet, Vint ranimer la liberté mourante Qu'un roi tyran doucement étouffait !
Source : Gallica

Henri Desombrages Le chansonnier de Henri Desombrages… (1848)

Lorsque Juillet vit tomber la couronne De ce vieux roi qu'on nommait Charles Dix, Le peuple alors, sur les débris d'un trône, Voulut fonder, partout ces droits conquis, La République et le bien du pays, Un gros renard bien fin ne vous déplaise, Sur la couronne en imposant le sceau, A plein gosier chantait la Marseillaise, Et ce bon peuple avala le morceau.
L'ambition , cette idole si chère , Est aujourd'hui le plus fort argument.
La conscience à présent sur la terre, N'est plus qu'un mot qu'on dit tranquillement, Sans s'informer du passé, du présent.
Source : Gallica

Henri Desombrages Le chansonnier de Henri Desombrages… (1848)

Hommes du jour, ils sont, l'on peut me croire Républicains quand flotte le drapeau ; Avec amour ils vantent notre gloire,Puis de nos droits nous rognent un morceau.
En Février, tout vint changer de place : Un roi culbute à propos d'un festin, a République à l'instant le remplace, Vainqueur alors , l'on chante le refrain Si désiré du Peuple souverain.
Un peu plus tard , pour ce peuple héroïque, La Liberté n'avait plus que la peau : Notre vieux coq en lui faisant la nique, Lui dit : Français, a ale le morceau !.
Source : Gallica

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