Résumé

Eugène Machelard Dissertation sur l'accroissement entre les héritiers testamentaires et les co-légataires aux diverses époques du droit romain… (1858)

L'impunité de l'état d'orbus, état qui peut être indépendant de la volonté des gens mariés, n'entraîne pas forcément impunité pour la condition du célibat que chacun, en général, est libre de faire cesser à son gré. Or, comme l'exception à l'égard des adfines ne se rencontre que dans la loi Papia, à laquelle doit son origine l'incapacité des orbi, il est logique de restreindre l'exception au point de vue de cette incapacité. La loi Julia, en soumettant précédemment les citoyens à l'obligation de se marier, n'avait pas songé à en exempter les adfines.
Source : Gallica

Eugène Machelard Dissertation sur l'accroissement entre les héritiers testamentaires et les co-légataires aux diverses époques du droit romain… (1858)

Or, ce droit consiste à recueillir tout ce que les autres appelés ne peuvent prendre. C'est une conséquence attachée à la nature même de la qualité d'héritier, et qui doit continuer à se produire pour ceux auxquels cette qualité a été conservée avec tous ses avantages. Le droit devra s'appliquer plus largement à mesure que la législation augmentera les occasions qui amèneront une défaillance. La dénomination de jus antiquum, qui a été relevée contre notre système, tient uniquement à l'origine du droit d'accroissement, aussi ancien que les principes mêmes de l'hérédité.
Source : Gallica

Eugène Machelard Dissertation sur l'accroissement entre les héritiers testamentaires et les co-légataires aux diverses époques du droit romain… (1858)

Nous répondons négativement toutes les fois que le bénéfice de l'institution ou du legs doit s'arrêter à l'esclave lui-même. Ainsi un cœlebs ou un orbus a institué son esclave, ou lui a légué quelque chose en l'affranchissant ; il ne nous paraît pas douteux que ces dispositions ne soient parfaitement efficaces, bien que le défunt fût en position de ne pouvoir nihil capere ou non solidum capere, en vertu du testament d'un autre. Mais si l'esclave au profit duquel il a été disposé de la part d'un tiers restait esclave et devait acquérir pour son maître, le point de vue devait changer.
Source : Gallica

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