“ Vous me dites un jour que l’Église vous ordonnait expressément de révéler à votre premier ministre tout ce que vous entendriez contre lui, et je n’ai jamais rien su par vous de ma mort prochaine. Il a fallu que des amis plus fidèles vinssent m’apprendre la conjuration ; que les coupables eux-mêmes, par un coup de la Providence, se livrassent à moi pour me faire l’aveu de leurs fautes. Un seul, le plus endurci, le moindre de tous, résiste encore ”
Citations sur “vindication”
Adèle Boury, Mémoires de Mlle Adèle Boury (1833)
“ Si le nom de procureur du Roi signifie, comme je l'imagine, qui agit pour le Roi, qui a la procuration du Roi, il faut convenir qu'ils interprètent bien mal les sentimens des puissans de la terre qui désirent et méritent quelquefois le nom de père de leur peuple. Si, comme on le dit, ils poursuivent au nom de la vindicte publique, quelle est donc cette vindicte, cette vengeance, qui cherche tous les moyens imaginables pour faire condamner, et jamais pour absoudre? Une nation civilisée, une nation qui a de la morale, peut-elle avoir de la vindicte? ”
Alfred de Vigny,
Œuvres complètes de Alfred de Vigny
(1837-1839)
“ Pour moi, j'ai résolu de ne me point masquer et d'être moi-même jusqu'à la fin, d'écouter en tout mon coeur dans ses épanchements comme dans ses indignations, et de me résigner à bien accomplir ma loi. A quoi bon feindre le rigorisme, quand on est indulgent ? On verrait un sourire de pitié sous ma sévérité factice, et je ne saurais trouver un voile qui ne fût transparent. – On me trahit de tout côté, je le vois, et me laisse tromper par dédain de moi-même, par ennui de prendre ma défense. J'envie quelques hommes, en voyant le plaisir qu'ils trouvent à triompher de moi par des ruses grossières ”
“ Misérable pécheur! âme basse et perverse! vous savez bien que vous me cachez un secret formidable, et que votre conscience est un abîme d'iniquité. Mais vous ne tromperez pas l'œil de Dieu, vous n'échapperez point à sa justice. Allez, retirez-vous de moi; je ne veux plus entendre vos plaintes hypocrites. Jusqu'à ce que la contrition ait touché votre cœur, et que vous ayez lavé par une pénitence sincère les souillures de votre esprit, je vous défends d'approcher du tribunal de la pénitence. ”
T de Séchelles, La vindicte publique en France jusqu'en 1847 (1860)
“ Je vous remercie de toutes vos attentions. — (Lebret sort.) Scène IV. RUTTER. Il a raison cet homme; c'est là un dilemme infernal: hypocrite ou escroc. Deshonoré, flétri aux yeux de l'opinion publique , ou condamné par ma conscience . . . S'envelopper du voile de la dévotion pour cacher ses passions et ses vices ? , .. Non, jamais!! Et toi, conscience, me reproches-tu quelque chose? . . . Non, n'est-ce pas? Eh bien! j'aime encore mieux être condamné aux yeux du monde, que d'avoir à rougir devant moi-même . . . Si jamais je pouvais être condamné ... il y à un dernier moyen ... ”
Alfred de Vigny,
Journal d'un poète
“ Pourquoi nous résignons-nous à tout, excepté à ignorer les mystères de l’éternité ? À cause de l’espérance qui est la source de toutes nos lâchetés. Nous inventons une foi, nous nous la persuadons, nous voulons la persuader aux autres, nous les frappons pour les y contraindre. — Et pourquoi ne pas dire : — Je sens sur ma tête le poids d’une condamnation que je subis toujours, ô Seigneur ! mais, ignorant la faute et le procès, je subis ma prison.J’y tresse de la paille pour l’oublier quelquefois : là se réduisent tous les travaux humains. ”
Alfred de Vigny,
Cinq-Mars
(1889)
“ Alors il s'applaudit de sa bonté comme chrétien; il se maudit comme juge souverain; il se méprise comme roi; il cherche un refuge dans la prière et se plonge dans les méditations de l'avenir ; mais il se lève épouvanté, parce qu'il a entrevu les flammes que mérite cet homme, et que personne ne sait aussi bien que lui les secrets de sa damnation. ”
Alfred de Vigny,
Revue des Deux Mondes
“ Ah ! croyez, mon bon père, que je ne me plais point à vous tourmenter par de vaines prévisions, et que si je garde encore le secret de mon nom et de mon pays, c’est moins pour moi que pour vous-même, car aux yeux des gens dont j’attends la venue, vous seriez aussi compromis que moi-même. Aussi criminel, ajouta-t-il avec un rire de mépris, aussi criminel de lèse-nation. Ah ! ah ! vous apprendrez bientôt ce que c’est que ce crime-là. Je vous en dis assez, mon père, pour que par la suite vous puissiez deviner ce que je suis, quand vous serez plus au fait des derniers événemens de l’Europe ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ Je pourrais me faire, dans ma propre cause, accusateur et juge, arrêt et bourreau ; mais non. J’accomplirai tout à l’heure un devoir, et nullement un désir de vengeance. La plus cruelle vengeance est, selon moi, le dédain d’une vengeance possible. Qui sait ! je serai peut-être le ministre de vos plaisirs. Désormais, en portant élégamment la triste livrée dont la société revêt les criminels, peut-être serez vous forcée d’avoir leur probité. Et alors vous aimerez ! La duchesse écoutait avec une soumission qui n’était plus jouée ni coquettement calculée ”
Jacques Trullard, Satires. La Justice, ou Rome et Paris… (1872)
“ SATIRE VINGT-SIXIÈME Te venger ! prends-y garde ! Au devoir ne concorde Nullement la vengeance : excitant la discorde, Elle anime l'erreur contre la vérité, Et trouble les esprits de cette énormité. Se venger est le fait d'une stupide engeance ; C'est un aveuglement affreux que la vengeance : Le mal est châtié, quelque caché qu'il soit. Quand chacun est atteint, ton souvenir conçoit. La cause qui frappa la faible ou grave faute! On oublie aisément qu'en soi l'on loge un hôte Qui poursuit, attentif, le moindre manquement Au Droit, qui ne tolère aucun déguisement. ”
Augustin d’Hippone,
''Œuvres complètes de Saint Augustin''
“ La pénitence enlève la douleur à la douleur, et préserve de la vengeance en affligeant. Pour ne point rencontrer dans notre juge un vengeur de nos fautes, mais pour trouver un Dieu Père qui nous reçoive dans ses bras, nous nous punissons par les œuvres de la pénitence, et, par là, nous tirons vengeance de nous-mêmes. ”
Henri Masers de Latude, Mémoires authentiques de Latude…
“ Pensez, Monseigneur, que vous serez mille fois plus humain de me faire étrangler tout à l'heure que de me refuser de m'envoyer ou votre médecin, ou l'avocat, ou un de vos commis. Je ne souffrirai qu'un instant, au lieu que, par le refus, vous m'allez faire avaler le fiel de la mort goutte à goutte, sans m'en faire sentir la douceur, et c'est une vengeance indigne d'un homme tel que vous. ”
Jacques Rouché,
L'ex-Maire et la prostituée, ou Les deux vengeances…
(1837)
“ Il comprend si bien la vengeance ! il en connaît si bien les raffinemens ! et il ne peut pas comprendre qu'il est des positions telles quelle est, je le répète, un devoir pour l'homme pénétré de sa dignité ! ”
R. Vinçon, La Démagogie devant un homme d'ordre et de raisonnement… (1853)
“ Alors, j'ai pensé a vous, et votre morale m'a fait aller plus vite. Il y avait contraste ; or, voilà ce qui relève la passion. — Je répondis : Que voulez-vous dire, pauvre jeune homme Vous étalez votre honte, votre éternelle ignominie. Cachez plutôt cette immence: turpitude. Mais vous ne le pourrez pas , car le crime , voyez-vous, lors même qu'il s'enveloppe des ténèbres les plus profondes , apparaît toujours. — Que dites-vous, Monsieur? - Avocat, homme de civilisation moderne , je dis que vous venez de commettre le plus lâche des crimes ”
Victor Hugo,
Le Dernier Jour d'un Condamné
(1829)
“ Que les gens du roi ne viennent donc plus nous demander des têtes, à nous jurés, à nous hommes, en nous adjurant d’une voix caressante au nom de la société à protéger, de la vindicte publique à assurer, des exemples à faire. ”
Prudent Vignard, Mémoire à S. E. Monseigneur le ministre de l'Intérieur… (1820)
“ Pour nous, s'il nous était permis d'exprimer ici notre sentiment particulier, nous dirions à M. le Curé de SaintLéonard que si nous nous faisons un devoir d'estimer le juge intègre qui, abjurant toute prévention particulière, ne met jamais ses passions à la place de la justice, nous ne pouvons placer au même rang, dans notre esprit, le ministre qui, parlant au nom de la Divinité, couvre ses décisions d'un voile impénétrable, comme s'il craignait d'en faire éclater l'injustice en les dévoilant. ”
Chanoine Vincellet, Louise, ou la Première communion… (1846)
“ Si vous vous rendiez au confessionnal avec un regret sincère des fautes que vous avez commises, ce qui constitue la contrition; que là vous dissiez tous vos péchés au prêtre, ce qui constitue la confession; et qu'ensuite vous accomplissiez fidèlement la pénitence qu'il vous aurait imposée, ce qui constitue la satisfaction ; supposé, bien entendu , que vous eussiez fait cela dans toute la sincérité de votre coeur, pensez-vous que vous auriez reçu le sacrement de pénitence ? ”
Alphonse de Lamartine,
Correspondance de Lamartine. I. 1807-1812
(1873-1875)
“ Je suis surpris que lu croies Vignet entièrement changé, il y a toujours quelque chose quelque part qui ne change jamais. Au reste sa société et celle de de Vence peut t'être très-agréable, je te l'envie. ANNÉE 1808. 95 Fais-leur bien des compliments de ma part. Attends : voilà le conseil que j'ai à le donner quant au choix d'un état. Dans un an je le donnerai peut-être encore le même. Pour la société je suis comme toi et pire encore. Je ne vois presque personne et vis sans autre plaisir que le travail et tes lettres. Je suis embarrassé, gauche et timide comme toi. ”
T de Séchelles, La vindicte publique en France jusqu'en 1847 (1860)
“ Voyons maintenant quels sont les moyens de punition comme on les appelé, mais plus exactement, de vengeance, inventés pour satisfaire la Vindicte publique : 1° L'amende honorable; a séche faite dans la Chambre du Conseil n'est pas infamante; b publique est deshonorante (p. 76) . 2° L'amende en argent appartient au roi ; il y en a de 2 sortes : grosse et petite (p. 92) . 3° Confiscation ; le roi donne toujours une partie des biens confisqués aux Juges et aux délateurs (p. 102) . 4° Bannissement; a à vie ; b à temps; c hors du royaume; d hors du ressort du Parlement. ”
T de Séchelles, La vindicte publique en France jusqu'en 1847 (1860)
“ Y a-t-il quelque chose de plus horrible et de plus infâme qu'une vengeance judiciaire ? Et cependant l'histoire en fourmille d'exemples : rappelons nous l'épigraphe de ce livre, les histoires des Templiers (p. 94) , du connétable de Bourbon (p. 103) , de Mme du Cental (p. 104) , de la femme de Concini et de Urbain Grandier (p. 135) , de Fargues (p. 142) , de Fouquet (p. 145) , et enfin le drame de la Justice des hommes (p. 167) . Eh bien ! ce sont les ficelles judiciaires, à l'aide desquelles on a obtenu des résultats aussi monstrueux, que nous allons maintenant rechercher. ”
“ Seigneur Dieu, de la même manière que je comparaîtrai devant votre tribunal redoutable et impartial pour y être jugé et pour y rendre un compte rigoureux de tout le mal que j’aurai commis, de même aujourd’hui, prévenant l’heure de ma condamnation, je me présente à vous au pied de votre autel, ainsi qu’aux regards de vos saints Anges, courbé sous le poids du témoignage de ma conscience, je vous confesse toutes mes mauvaises actions, les avouant au grand jour et sans réserve. ”
“ Et si la violence que vous luy faictes est pour vengence de quelque forfaict ou forfaict ou delict de jeunesse – ou sien ou mien –, que devez ayder à celer plustost que de le reveler ? Si vengence en desirez, prenez la sur moy qui suys cause du mal (s’il y en a) et sur mon corps et mon coeur à luy pour sa vertu devouez, duquel je feray pavois et boulevard pour la defense du sien qu’il a quelque fois emploié pour moy gratuitement, preste à recevoir pour luy vos traictz et coups mortelz d’aussi bon coeur que je le vai couvrir et embracer. ”
“ Car proclamer un succès, un nom, c’est pour chacun mettre ce nom au-dessus du sien, lui reconnaître une supériorité qui offense celui qui s’y soumet. Et jamais, je l’affirme, vous ne vous y soumettriez, ô fière Multitude ! si vous ne sentiez en même temps (heureuse consolation !) que vous faites acte de protection. Votre position de juge, qui verse l’or à pleines mains, vous soutient un peu dans le cruel effort que vous faites en signant, par des applaudissements, l’aveu d’une supériorité. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Correspondance inédite du marquis de Sade
(1929)
“ Je sais bien que des coquins, des scélérats vont vous soustraire ma lettre. Oh ! comme je voue au mépris et à l'exécration, à la vengeance publique, des gueux capables d'étouffer mes plaintes et de les empêcher d'arriver à vous!..... Vous me réduisez aux derniers excès du malheur et vous êtes tranquille. Que le ciel, juste en sa vengeance, vous fasse souffrir ce que je souffre... et il le fera... je l'apprendrai, et je dirai : « Je suis vengé ! » Votre Fabri ne fait rien ; c'est un lambineur comme vous. Vous êtes un bourreau. ”
Mary-Lafon,
Le Maréchal de Richelieu et Mme de Saint-Vincent
(1863)
“ LES ENNEMIS DE RICHELIEU. 133 la bonté dont madame de Saint-Vincent se vante que vous l'avez honorée en passant : quoiqu'elle ne soit ni assez jeune ni assez jolie pour mériter cette politesse; mais cette condescendance que vous avez eue pour elle ne mérite qu'une chanson, et des faussaires voleurs méritent un peu mieux. Je vous avoue que tout ce procès me fait moins de peine que votre situation présente. Mais vous avez de la sagesse et de la fermeté; vous connaissez les hommes, vous avez de grandes dignités, de très-beaux établissements et surtout de la gloire que rien ne pourra vous ôter1. ”
Alfred de Vigny,
Poèmes, par M. le comte Alfred de Vigny…
(1829)
“ Qui peut vous affliger? le Seigneur n'a-t-il pas Il Renversé les cités au seul bruit de vos pas? » « C'est vous, hélas! c'est vous, ma fille bien-aimée ? » Dit le père en rouvrant sa paupière enflammée; «Faut-il que ce soit vous? ô douleurs des douleurs! » Que vos embrassemens feront couler de pleurs ! » Seigneur, vous êtes bien le Dieu de la vengeance, »En échange du crime il vous faut l'innocence. » C'est la vapeur du sang qui plaît au Dieu jaloux ! » Je lui dois une hostie, ô ma fille! et c'est vous ! » — « Moi? » dit-elle. Et ses yeux se remplirent de larmes. ”
Jacques Trullard, Satires. La Justice, ou Rome et Paris… (1872)
“ Mais au-dessus du juge existe un souverain Dont la voix retentit sans cesse au cœur humain, Dont l'action présente exerce la vengeance, -Qui témoigne de haut sa suprême régence, Et dont le nom connu jusqu'au faîte du ciel, S'épèle à tous échos LE DROIT, droit éternel. L'histoire peu sincère en est fort mal instruite, Et néglige des gens la morale conduite. ”
Ernest Billaudel, La chambre d'ébène (1876)
“ Cela nous permettra, dans ces temps où il n'y a plus de lois ni de justice humaine, de jouer le rôle du Ciel, qui punit les coupables. Votre vengeance sera complète, mon père, vous serez alors son juge. ”
Adhémar Esmein,
Mélanges d'histoire du droit et de critique…
(1886)
“ C'est cette dernière hypothèse que me paraît viser Pomponius dans le texte suivant qui par là même ne contredit point les précédents : L. 4, § 2, D. 41, 10 : « Quod legatum non sit, ab herede tamen perperam traditum sit, placet a legatario usucapi quia pro suo possidet 1. » Le legs per vindicationem n'est pas le seul exemple d'une justa causa consistant dans un acte translatif de propriété : on peut citer encore, outre l'adjudication 2, la datio faite donandi causa et la dotis datio, et dans ces hypothèses on devait suivre les mêmes règles quant au titre putatif. ”
Guillaume-Thomas Raynal,
Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux…
“ Que s’il est dans une autre vie un juge rémunérateur des vertus & vengeur des crimes, ni l’or que vous avez donné, ni les pardons que vous aurez acquis avec cet or ne feront pas incliner sa balance. Que si sa justice vénale se laissoit corrompre, il seroit aussi vil, aussi méprisable que ceux qui siègent dans vos tribunaux. ”
Guillaume-Isidore de Montbel, Protestation de M. de Montbel, ex-ministre du roi de France… (1831)
“ Ma conduite, je le répète, est le résultat de ma conviction ; je l'ai soutenue sans crainte, j'en subirai les conséquences sans faiblesse ; le sentiment d'un devoir accompli s'élève au-dessus de toutes les infortunes. ”
Louis-Sébastien Mercier,
Le nouveau Paris
(1798)
“ Peuple léger, frivole, inconséquent, mais point méchant, mais bon, lorsqu’il est lui-même, lorsqu’il n’est pas entre les mains des factieux l’instrument d’une vengeance, ou l’objet d’une effroyable spéculation ! ”
Jules Verne,
L’Île mystérieuse
(1874)
“ « J’étais dans la justice et dans le droit, ajouta-t-il. J’ai fait partout le bien que j’ai pu, et aussi le mal que j’ai dû. Toute justice n’est pas dans le pardon ! ”
Henri-Joseph Thuring de Ryss, Mémoire justificatif du général Thüring… (1801)
“ Le lecteur est aussi fatigué que moi de l'indecence, de la puérilité des exactions que l'on prête à un officier général qui a quelque sentiment de la diguité de son grade. .List et Moré, vous êtes deux faux dénonciateurs; je dois à la vindicte publique, plus qu'à ma vengeance personnelle, d'appeler sur votre tête les peines de la loi; je le ferai: vous êtes sur l'extrême frontière deux traîtres dangereux, parce que vous n'avez de françois que la cocarde ”
