Résumé

Prudent Vignard Mémoire à S. E. Monseigneur le ministre de l'Intérieur… (1820)

M. de Saint-Germain est un suicide, osent-ils avancer !
D'un accord unanime, et par un mouvement spontané, tous les habitans de Fougères, s'appuyant sur les faits caractéristiques de la maladie du défunt, s'empressent de détruire cette supposition diffamante; mais les prêtres s'étaient prononcés, et l'expérience ne prouve que trop combien certaines gens tiennent à ne pas s'être trompées : l'on sait aussi que cette ténacité les empêche presque toujours de revenir sur leur première opinion, même lorsqu'il est impossible qu'elles ne soient pas désabusées.
Source : Gallica

Prudent Vignard Mémoire à S. E. Monseigneur le ministre de l'Intérieur… (1820)

Faudra-t-il donc se familiariser avec l'idée subversive de toute morale religieuse, que libres dispensateurs des bienfaits du culte qu'ils administrent, les prêtres peuvent arbitrairement en priver tel ou tel citoyen ?
Dans notre religion, les caprices, l'entêtement ou l'orgueil des hommes qui nous parlent sans cesse au nom du Créateur, remplacent-ils la justice, cette vertu sublime, dont la nature a placé le principe dans tous les coeurs?
Source : Gallica

Prudent Vignard Mémoire à S. E. Monseigneur le ministre de l'Intérieur… (1820)

Les prêtres de Fougères sont-ils astreints à suivre des règles particulières ?
Les théologiens enseignent par-tout, et, avant eux, la raison nous a dit qu'il n'y a point de crime sans intention. Si anciennement on punissait les suicides en traînant leur corps sous la claie , le visage contré terre, cette cérémonie barbare était toujours précédée d'une information sur les circonstances de l'a mort, parce que l'on ne pouvait confondre avec le suicide celui qu'une fièvre maligne , qu'une folie, qu'un délire avaient porté à se donner la mort.
Source : Gallica

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