Résumé

Jean Fauconney La folie érotique : érotomanie… (1903)

Il est encore une sorte de délire érotique qui doit nécessairement faire partie du même groupe que ceux précédemment décrits et qui a pour effet une monomanie spéciale : la jalousie.
Si l'amour est surtout le remède de la mélancolie, de l'hypochondrie, de la tristesse, de la nostalgie, du dégoût de la vie et du penchant au suicide ; si par l'amour l'homme fatigué des misères et des déceptions de la vie est transformé, si l'espérance sourit et que l'avenir s'illumine,
l'amour, disons-nous, est la cause de ces mêmes symptômes, de ces mêmes affections morales s'il est contrarié.
Source : Gallica

Jean Fauconney La folie érotique : érotomanie… (1903)

Tandis que les propos les plus sales, les actions les plus honteuses, les plus humiliantes, caractérisent la nymphomanie et le satyriasis, l'érotomaniaque ne désire, ne songe pas même aux faveurs qu'il pourrait espérer de l'objet de sa folle tendresse. Quelquefois même l'amour a pour objets des êtres qui ne sauraient le satisfaire.
Dans l'érotomanie, les yeux sont vifs, animés, le regard passionné, les propos tendres, les actions expansives. Mais ceux qui en sont affectés ne sortent jamais des bornes de la décence ; ils s'oublient en quelque sorte eux-mêmes
Source : Gallica

Jean Fauconney La folie érotique : érotomanie… (1903)

La jalousie ne meurt pas toujours avec l'amour, elle continue à se nourrir sur l'amour-propre de la vanité. Beaucoup d'hommes sont jaloux, non parce qu'ils aiment, mais parce qu'ils veulent qu'on les sache préférés. Il y a des jalousies de cette sorte absolument inexplicables ; il y a des filles publiques jalouses de la faveur d'un homme auquel elles s'attachent spécialement, tout en continuant de se prostituer à tout venant.
Dans le monde, une femme joue vis-àvis d'un amant la plus grande tendresse, elle est jalouse au-delà de toute expression.
Source : Gallica

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