Nymphomanie

Définition et enjeux

Auguste Debay Hygiène des plaisirs selon les âges… (1864)

Fort heureusement pour la société, cette forme de la nymphomanie, arrivée à son plus haut degré d'intensité, est des plus rares ; les sujets ou guérissent par une révolution dans le tempérament, ou meurent au milieu des transports de la fièvre érotique.
La nymphomanie offre une foule de nuances dont quelques-unes sont à peine sensibles ; ce n'est que dans certaines occasions et le cas échéant, qu'elle se manifeste chez quelques femmes ; souvent encore la pudeur, la honte réprime leurs élans; elles ne satisfont leurs désirs que dans l'ombre du mystère.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Ball Benjamin Ball La folie érotique

On doit réserver le mot nymphomanie pour désigner une affection grave résultant d’une lésion des organes génitaux ou des centres nerveux : on peut en distinguer deux espèces :
La forme chronique, moins dangereuse, se manifeste surtout par une excitation sexuelle exagérée ;
La forme aiguë, souvent accompagnée de fièvre, est d’un pronostic bien autrement sérieux ; sa marche est rapide, elle se termine habituellement par la démence ou la mort.
Un caractère essentiel de la nymphomanie, comme du satyriasis, est l’impossibilité de satisfaire les désirs des malades.
Source : Wikisource

Eugène Guibout Traité clinique et pratique des maladies des femmes… (1886)

Quand la nymphomanie prend naissance dès les premières années de la vie, généralement on n'en guérit pas ; elle use, elle épuise, elle détruit la vitalité, dans sa première sève ; elle amène trop souvent la phtisie pulmonaire, la scrofule, le rachitisme, le marasme physique, intellectuel et moral, qui éteignent l'intelligence, en même temps que la vie, dès son triste printemps.
Quand la nymphomanie se développe plus tard, c'est, souvent, sous une influence accidentelle; quelquefois, c'est le chagrin, l'ennui, l'isolement, qui la font naître
Source : Gallica

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