Dr Alibert

Résumé

Dr Alibert,  L'amour et l'accouplement (19??)

“ Le mal augmente, il faut la séparer de son mari, elle parle sans cesse de l'objet de sa passion, elle devient difficile, capricieuse, colère ; elle s'échappe de chez ses parents pour courir après lui ; elle le voit partout, elle l'appelle de ses chants passionnés ; c'est le plus beau, le plus grand, le plus spirituel, le plus aimable, le plus parfait des hommes. Elle assure qu'elle est sa femme, qu'elle n'a jamais connu d'autre mari ; c'est lui qui vit dans son cœur, qui en dirige tous les mouvements, qui règle ses pensées, gouverne ses actions ”
Source : Gallica

Dr Alibert,  L'amour et l'accouplement (19??)

“ Le désir est à l'amour ce que l'appétit est à la faim : une inclinaison secrète et impérieuse de l'âme vers la femme aimée pour la satisfaction des sens.
Les désirs conduisent aux actions, donc la finalité du désir réside naturel- lement dans la satisfaction de la chose désirée, et comme l'a dit Georges Sand : « Le désir veut détruire les obstacles qui l'attirent et il meurt d'une vertu vaincue. »
La passion diffère du désir en ce que
le mouvement de l'âme est porté à un tel degré de vivacité et d'énergie qu'il est beaucoup plus difficile à régler et surtout à comprimer.
”
Source : Gallica

Dr Alibert,  L'amour et l'accouplement (19??)

“ Il est rare que la femme perde toute
pudeur. Jusque dans la vie galante, parfois même dans la prostitution la plus basse, on voit avec surprise quelques restes de cette belle vertu.
La pudeur est la fidèle gardienne des forces de l'amour et lorsque le premier contact fait tomber la première fleur de la couronne de la vierge, elle en fait mettre de nouvelles sous les pas des deux amants.
L'impudicité tue l'amour bien plus que l'infidélité. Mais par une sorte d'hypocrisie, on ne conserve de nos jours qu'une sorte de grimace de la pudeur.
”
Source : Gallica

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