Richard von Krafft-Ebing

Richard von Krafft-Ebing

Psychopathia sexualis (1886, éd. allemande)

Résumé

Portrait de Richard von Krafft-Ebing Richard von Krafft-Ebing Psychopathia sexualis (1886, éd. allemande)

Quand le jeune pécheur réunit ses énergies pour essayer le coït, il en revient déçu, car la sensation de volupté manque et il n’a pas de plaisir, ou bien la force physique pour accomplir l’acte lui fait défaut. Cet échec a la signification d’une catastrophe et l’amène à l’impuissance psychique absolue. Une conscience qui n’est pas nette, le souvenir d’échecs honteux empêchent toute réussite en cas de nouveaux essais. Mais le libido sexualis qui continue à subsister, exige impérieusement une satisfaction, et la perversion morale et physique éloigne de plus en plus l’individu de la femme.
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Portrait de Richard von Krafft-Ebing Richard von Krafft-Ebing Psychopathia sexualis (1886, éd. allemande)

Il trouve abominable de fouiller avec son pénis dans le ventre d’une femme. Comme il l’a entendu dire, c’est de cette manière dégoûtante qu’on pratique le coït. Il n’a jamais eu envie de voir les parties génitales d’une femme ; cela lui répugne. Il ne considère pas comme un vice son genre de satisfaction sexuelle ; c’est une loi de la nature qui l’y force. Il s’agit pour lui de l’instinct de conservation. L’onanisme n’est qu’un expédient misérable, et nuisible encore, tandis que l’amour uraniste relève le moral et retrempe les forces physiques.
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Portrait de Richard von Krafft-Ebing Richard von Krafft-Ebing Psychopathia sexualis (1886, éd. allemande)

Rien n’est aussi capable de troubler la source des sentiments nobles et idéaux que fait naître le sentiment sexuel avec son développement normal, que l’onanisme pratiqué de bonne heure : il peut même la faire tarir complètement. Il enlève au bouton de rose qui va se développer et le parfum et la beauté, et ne laisse que le penchant grossièrement sensuel et brutal pour la satisfaction sexuelle. Quand un individu corrompu de cette manière arrive à l’âge où il peut procréer, il n’a plus ce caractère esthétique et idéal, pur et ingénu, qui l’attire vers l’autre sexe.
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