Résumé

Jacques Trullard Satires. La Justice, ou Rome et Paris… (1872)

Au Droit, soyons-en fiers, le moindre manquement Est aussitôt suivi du juste châtiment, Qui, ne le quittant pas, ou l'épie et le happe, Le tient à son insu, le tourmente et le frappe.
A s'excuser du crime on est toujours trop prompt.
Tout, par cette indulgence envers nous, se corrompt.
C'est à l'égard d'autrui que, sage, elle s'emploie.
Rien n'est plus social qu'à l'ignorance on croie.
Le cœur n'est pas mauvais, mais il est tôt gàté Par un savoir factice, imprudent, trop hàté ; Puis, malgré tous les vœux pour la voir étendue, La science est si courte et si peu répandue !
Source : Gallica

Jacques Trullard Satires. La Justice, ou Rome et Paris… (1872)

Pour but, la vie humaine a le juste et le vrai A poursuivre du cœur, de l'esprit, sans délai.
- Mais vaincre le désir, mais dominer l'idée Est une tâche ardue, où devrait être aidée L'âme perplexe.
- Elle a son arme et son appui Dans la raison, propice à chasser tout ennui, Ce nuage de plomb qui se répand sur l'âme, En voile la lumière, en étouffe la flamme.
L'utile est à viser dans la communauté.
L'utile, pour cachet, revêt la vérité, Qui réclame à son tour le sceau de la justice, Habile à distinguer de la vertu le vice.
Source : Gallica

Jacques Trullard Satires. La Justice, ou Rome et Paris… (1872)

Pour l'esprit bien formé, ce sont légers tourments, Au prix, large, assuré, de riches récompenses.
PELLETIER.
Sans le temple, le pauvre, épuisé de dépenses, Ne pourrait réparer son sang et sa vigueur.
OPS.
Il n'est que le plaisir pour recréer le cœur.
Et quel plaisir peut-on avoir sans la richesse ?
PELLETIER.
Le pauvre à son travail applique son adresse ; Il y sue, il y souffre, et son œuvre grandit ; Et la joie à l'ardeur se mêle : il réussit.
Le piège est sous ses pas, tendu par l'avarice : Il le sait, il l'épie, il attend la justice ; La justice'immuable est son temple serein.
Source : Gallica

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