Alexandre Weill

Résumé

Alexandre Weill La république nouvelle (1869)

Si l'on m'a engendré, c'est que cela a fait plaisir à quelqu'un.» La société lui répondra : « Si tu ne veux pas jouir de la vie qu'on t'a donnée, grâce à moi, meurs! Tu es libre de ne pas te mouvoir en moi, autour de moi! Quant au plaisir qui a présidé à ta création, il préside, grâce à la justice de la loi naturelle, à tous les actes de devoir, si bien que nul travail n'est légitime, si, par l'application des forces qu'il exige, il dégénère en douleur. »
Le travail est inné dans l'homme à différents degrés. C'est une force intérieure qui a besoin de se manifester à l'extérieur.
Source : Gallica

Alexandre Weill La république nouvelle (1869)

S'il existe un gouvernement quelconque qui empêche un citoyen honnête et de bonne foi, de manifester sa pensée, de pénétrer plus avant dans la loi de la nature, de chasser l'erreur ténébreuse à coups de lumière et de vérité, ce gouvernement, par cela même, déclare ne reconnaître que l'arbitraire, la force brutale, l'injustice, l'iniquité, l'erreur avec toutes ses horreurs. Il se met donc hors de toute loi de paix en déclarant la guerre à Dieu, à la nature, à tous les hommes de bien, à toute vérité! La société, dès lors, est livrée à la guerre civile en permanence.
Source : Gallica

Alexandre Weill La république nouvelle (1869)

Que la société manque à ce devoir, en peu de temps l'ivraie, envahissant le bon grain, l'empêchera de pousser, de mûrir, et voilà la famine, la guerre et tous les malheurs à la suite.
Voilà une jeune fille belle et forte. A qui doit-elle sa beauté, sa force? A ses père et mère? Mais si la société, réunissant ses forces, n'avait pas accompli ses devoirs envers ces père et mère, non-seulement la petite vérole, la vermine auraient dévoré la beauté de l'enfant, mais l'injustice, la famine, la misère, l'auraient enlevée avant qu'elle eût passé l'âge de l'enfance.
Source : Gallica

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