Résumé

Alphonse Gilardin Étude philosophique sur le droit de punir (1841)

Le pouvoir se fait sentir à chacun des individus de la société, comme l'attache du faisceau à chacun des javelots qui le composent. Relâchez le lien , tout s'en ébranlera. Relâchez le pouvoir, l'effet en sera réel sur tous. Il est incontestable qu'un délit politique qui attente au pouvoir, qui le heurte d'une hostilité hardie, qui le blesse dans sa force morale ou l'entame dans sa constitution extérieure, s'ouvre nécessairement, par l'endroit même où il frappe, une sphère d'activité mal -
faisante que ne peut autour de lui décrire aucun autre délit.
Source : Gallica

Alphonse Gilardin Étude philosophique sur le droit de punir (1841)

Mais c'est surtout pour la peine de mort que ce but primordial d'exemplarité et d'intimidation, auquel visent les peines, se révèle d'une manière éclatante. Les doctrines qui rapportent le but par excellence des peines à l'expiation ou à la réformation morale du condamné, traînent ici toute leur illusion et leur défaite. Pour celle qui fait de la régénération morale son principe, un long démenti s'élève contre elle de toute cette suite de siècles pendant lesquels la justice sociale, forte de la conscience permanente de son droit, a exigé le sacrifice de la vie des grands coupables.
Source : Gallica

Alphonse Gilardin Étude philosophique sur le droit de punir (1841)

Quel est, au contraire, l'objet de la justice sociale? C'est de maintenir l'ordre dans la société ; c'est quelque chose de social, d'humain, d'analogue à l'homme, de formé sur la matrice de son imperfection : il ne s'agit plus de l'absolu, il s'agit du contingent, du relatif, du borné, du fini. Car, soyez-en convaincus, n'allez pas pervertir sur ce point votre intelligence par une interprétation évidemment impie des plans divins : Dieu s'est réservé de juger l'homme
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature