Résumé

Le 1er mai. Et si c'était demain… (1891)

Et votre bile monte, monte dans votre coeur, noircit votre sang et vous rend l'âme noire de haine pour ce pauvre peuple; pour ces pauvres travailleurs, pour la rafataille, comme dit Tartarin.
Et du coup votre oeil voit à travers un prisme qui rend ce peuple encore plus vil, plus repoussant, plus petit, plus crapuleux.
Tandis que vous vous trouvez haut de six coudées ; tandis que vous êtes un génie, un homme à idées, un demi-dieu et qui sait?
Source : Gallica

Le 1er mai. Et si c'était demain… (1891)

Et les quelques gros nuages noirs qui se montrent de temps à autre à l'horizon ne prennent le noir bleuâtre de l'encre que par leur faute.
Comment ! les Droits de l'homme, Droits que vous reconnaissez dans vos constitutions, sont là implacables
devant vous, et vous laissez crier à des hommes, à des femmes qui ne veulent pas voler, qui ne veulent pas piller, mais qui veulent travailler, vous leur laissez crier : Du pain!... du pain !... donnez-nous du travail pour du pain !.. et l'on reste sourd !
Source : Gallica

Le 1er mai. Et si c'était demain… (1891)

DEVOIRS
ARTICLE 1er. — La déclaration des droits contient les obligations des législateurs : le maintien de la société demande que ceux qui la composent connaissent et remplissent également leurs devoirs.
ART. 2. — Tous les devoirs de l'homme et du citoyen dérivent de ces deux principes gravés par la nature dans tous les coeurs :
Ne faites pas à autrui ce que voudriez pas qu'on vous fît.
Faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir.
ART. 4. — Nul n'est bon citoyen s'il n'est bon fils, bon père, bon frère, bon ami, bon époux.
Source : Gallica

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