Résumé

Suffrage universel. Projet de loi électorale… (1848)

En un mot, nous comprenons le travail dans son acception la plus large et la plus libre ; nous voulons récompenser l'activité de l'homme sous toutes les formes, mais nous voulons que l'activité soit spontanée ; celui qui rendra à la société un service quelconque par son travail, sera électeur; celui qui se condamnera volontairement à l'oisiveté, ou qui né fera pas constater son état de citoyen actif, quelle que soit sa condition ou son intelligence, abdiquera son droit de suffrage.
Source : Gallica

Suffrage universel. Projet de loi électorale… (1848)

Pour exercer un droit dans une société, il faut y remplir un devoir ; un devoir sans un droit est un véritable servage, un droit sans un devoir est un privilége. Si le droit de tous est de voter, le devoir de tous est de travailler. Le citoyen qui concourt par son travail à l'existence, au développement et à la perfection d'une société, doit avoir le droit de participer à son gouvernement. Le citoyen qui volontairement s'abstient de tout travail, est un membre passif de la société, il ne peut y exercer aucun droit politique.
Source : Gallica

Suffrage universel. Projet de loi électorale… (1848)

D'un autre côté l'État ne peut pas non plus assurer des salaires élevés sur les caisses cantonnales, car l'espoir de trouver toujours cette assistance serait un encouragement à la paresse et aux fausses vocations. Si chacun peut user de la liberté de choisir une carrière, il est juste que chacun subisse les inconvéniens de cette liberté. Ce que nous devons à nos frères, c'est du pain et du travail ; mais le sentiment de la fraternité ne peut imposer à la société le devoir de faire une liste civile à toutes les illusions et à tous les mécomptes.
Source : Gallica

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