Résumé

Pierre-Alexandre Parrin de Sémainville Le suffrage universel : effets anti-sociaux et impossibilité du maintien du vote électoral actuel… (1871)

Ecoutez le langage que tient implicitement la loi qui applique, comme on sait, le suffrage universel, et vous jugerez si c'est bien là le langage de l'égalité. Vous ! vieillard, et vous homme mûri par la réflexion et par l'expérience d'une longue carrière, devant le scrutin vous n'êtes pas plus que ce jeune homme de 21 ans.... Vous, patron d'un atelier, chef de commis ou d'ouvriers, et de la conduite desquels vous avez, jusqu'à un certain point, la responsabilité morale, la loi électorale ne vous reconnaît pas plus de droit qu'au dernier de ces hommes qui vous doivent leur pain quotidien !
Source : Gallica

Pierre-Alexandre Parrin de Sémainville Le suffrage universel : effets anti-sociaux et impossibilité du maintien du vote électoral actuel… (1871)

L'égalité, telle qu'elle ressort des principes de 89, est la justice rendue également à tous, et l'admissibilité de tout citoyen, suivant sa capacité, aux fonctions et aux emplois publics, sans qu'on puisse lui opposer une fin de non-recevoir fondée sur sa position sociale et son origine. Etesvous incapable, indigne des fonctions publiques, l'égalité ne sera pas violée parce qu'on vous en écartera. Au contraire, l'égalité en serait alors profondément blessée, comme le fait observer l'auteur de la brochure de la Réforme et de l'organisation du suffrage universel, parue tout dernièrement.
Source : Gallica

Pierre-Alexandre Parrin de Sémainville Le suffrage universel : effets anti-sociaux et impossibilité du maintien du vote électoral actuel… (1871)

Le suffrage universel, tel qu'il fonctionne depuis 1848, est une insulte à l'égalité au nom de laquelle, cependant, ses fondateurs prétendaient l'établir ; car des éléments divers dont la réunion constitue l'état social, la religion, la famille, la propriété territoriale ou industrielle, l'instruction, ils ne représentent que l'élément infini et brutal, le nombre. Ce qui forme la base, les assises de la société, est non-avenu par le Suffrage universel.
Source : Gallica

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