Résumé

Ludovic Tiersonnier Lois constitutionnelles : solution basée sur le principe de l'égalité (1874)

En France, où le niveau égalitaire a détruit l'ancienne noblesse, le Sénat ne peut plus être une aristocratie de naissance; mais, au nom du principe d'égalité, il doit être une aristocratie de l'intelligence et de l'honneur. Il doit comprendre les hommes les plus éminents de l'Église, la justice, l'armée, l'administration, l'instruction publique, les sciences, les arts, les lettres, l'industrie, le commerce et l'agriculture, et aussi, parmi les descendants de nos grands hommes, ceux qui portent le plus dignement le nom de leurs aïeux.
Source : Gallica

Ludovic Tiersonnier Lois constitutionnelles : solution basée sur le principe de l'égalité (1874)

La nation veut un point d'appui, un centre de ralliement. Ce point d'appui, il faut le chercher dans les institutions qui sont debout, mais non dans celles qui ont causé nos malheurs, et les seules qui soient fermes et solides reposent sur cotte base puissante qui est l'égalité. Il faut l'égalité entre les citoyens, l'égalité entre les classes sociales, l'égalité entre les partis, et alors la nation, ralliée dans ce seul principe, oubliera ses douleurs et ses luttes, et elle marchera en avant, appuyée sur la justice.
Source : Gallica

Ludovic Tiersonnier Lois constitutionnelles : solution basée sur le principe de l'égalité (1874)

L'expérience prouve au contraire que tout électeur, au lieu de rechercher avec conscience quel peut être le candidat le plus digne, choisit toujours de préférence celui qui le flatte le plus dans ses intérêts, ses passions, ses instincts ou ses haines. Sur dix électeurs on peut tout au plus en compter un ou deux appartenant à la bourgeoisie. La classe riche est donc eu telle minorité qu'elle n'est rien par elle-même dans le monde politique, et qu'elle ne peut exister que si la classe ouvrière daigne le vouloir.
Source : Gallica

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