Louis Guibert,
L'Assemblée du 8 février et la loi électorale
(1871)
“ On a dit à la France saignante de mille blessures, frissonnante sous les affronts, éperdue, affolée de désespoir, de terreur, de rage impuissante, on a dit à cette nation naguère encore si fière et si riche, aujourd'hui si misérable et si humiliée, de se recueillir, de chercher, de trouver, d'élire les mandataires qui ont a décider de ses destinées. Quel vote libre et réfléchi dans un tel délai et sous l'épée prussienne ! Et encore ce triste scrutin, on a essayé de le mutiler ! Le système des candidatures officielles s'est reproduit sous une forme moins immorale peut-être que sous l'Empire ”
