Pitre Merlaud, Lettre d'un maire aux maires, adjoints et membres des conseils municipaux (1872)
“ En revanche leur dévouement à l'ignorance viole avec lui la loi sociale et la loi divine. Grâce a eux, des populations sans nombre naissent et meurent sans entrer, selon leur nature, dans l'humanité. L'intelligence seule la separe de l'animal. Elle la porte en soi, mais assoupie, chargée de ténèbres, un germe de lumière éclatante peut-être qu'elles étouffent, si la société ne lui ouvre le jour. Depuis de longs siècles des millions d'hommes n'y pénètrent pas. Ils passent sur la terre, ignorés, s'ignorant eux-mêmes, comme les animaux qu'elle exploite. ”
