Résumé

Le Français aux élections. Son droit et son devoir… (1880)

C'est l'heure de vous oublier vous-même et de songer au pays; au pays, c'est-à-dire à la grande famille dont le Père qui est dans les cieux vous a fait membre. Servez bien notre France, blessée il y a dix ans par la mitraille de l'Allemand, plus profondément meurtrie par le despotisme d'une secte sans moralité, sans franchise, sans dévouement, sans croyance. C'est avec le bulletin de vote qu'elle veut achever de nous perdré en achevant de nous corrompre : c'est avec le bulletin de vote qu'il faut arracher le pays aux serres du vautour et lui rendre tout son honneur avec toute sa liberté.
Source : Gallica

Le Français aux élections. Son droit et son devoir… (1880)

Mais le contentement des honnêtes gens n'est pas celui de la bande maçonnique. Cette bande voyait avec dépit, avec rage, la liberté d'enseignement qui est la liberté des pères de famille, faire des progrès. La camisole de force inventée par elle sous le nom d'Université de France craquait de toutes parts. La Maçonnerie avait crié jusque sur les toits que la religion était d'un côté et la science de l'autre, et voilà que l'enseignement libre montrait au pays la religion et la science plus étroitement unies que jamais !
Source : Gallica

Le Français aux élections. Son droit et son devoir… (1880)

Mon cher concitoyen, laissez-moi vous dire que le fanatisme politique n'est pas un meilleur conseiller que le fanatisme religieux. Républicain, vous préférez un honnête homme républicain à un honnête homme monarchiste; monarchiste, vous préférez un honnête homme monarchiste à un honnête homme républicain ; rien n'est plus naturel. Mais la question n'est pas là. Si vou
votez pour un candidat partageant vos opinions politiques, mais immoral, faillie, embrigadé dans les sociétés secrètes ou soumis à leur action, ne voyez-vous pas ce qui arrivera?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature