Pitre Merlaud

Élements biographiques

Pitre Merlaud,  Les maires et M. de Goulard : instruction populaire (1873)

“ Il est un protecteur ou un ennemi. Il n'est à personne, se donne à tout ce qui se donne à lui. Dans les administrations, les magistratures, l'armée, le clergé, les primats s'inclinent. Il intrigue pour les hautes faveurs; il les distribue. Il intrigue pour les disgrâces, il y est puissant. Haî et craint, il est l'opinion, il domine; tellement il a abaissé les âmes, tant ont disparu la dignité, l'indépendance, le patriotisme, la foi en soi-même et dans la conscience du pouvoir : le jésuitisme roi de l'époque, succcesseur de la banque des juifs ! ”
Source : Gallica

Pitre Merlaud,  Est-ce la guerre ? : (1869) (1873)

“ La Force est un instrument bon ou mauvais selon qu'il s'exerce pour ou contre lui. La guerre, bien qu'elle soit dans ses formes l'horreur même de la barbarie, a frayé plus d'une fois les voies de la civilisation, du progrès. On peut croire que ce sont les armes plus que le cours spontané des choses qui ont amené les hommes, de l'état primitif d'isolement sauvage, à celui de tribus et de nations, avec mille abus cruels il est vrai. La guerre est un mal nécessaire, quand elle s'attaque aux racines de maux dont la force seule peut avoir raison. ”
Source : Gallica

Pitre Merlaud,  Les maires et M. de Goulard : instruction populaire (1873)

“ En revanche leur dévouement à l'ignorance viole avec lui la loi sociale et la loi divine. Grâce à eux, des populations sans nombre naissent et meurent sans entrer, selon leur nature, dans l'humanité. L'intelligence élevée la sépare de l'animal. Elles la portent en soi, mais assoupie, chargée de ténèbres, un germe de lumière, éclatant peut-être, qu'elles étouffent, si la société ne lui ouvre le jour. Depuis de longs siècles des millions d'hommes n'y pénètrent pas. Ils passent sur la terre, ignorés, s'ignorant eux-mêmes, comme les animaux qu'elle exploite. ”
Source : Gallica

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