Pitre Merlaud

Résumé

Pitre Merlaud,  Est-ce la guerre ? : (1869) (1873)

“ La Force est un instrument bon ou mauvais selon qu'il s'exerce pour ou contre lui. La guerre, bien qu'elle soit dans ses formes l'horreur même de la barbarie, a frayé plus d'une fois les voies de la civilisation, du progrès. On peut croire que ce sont les armes plus que le cours spontané des choses qui ont amené les hommes, de l'état primitif d'isolement sauvage, à celui de tribus et de nations, avec mille abus cruels il est vrai. La guerre est un mal nécessaire, quand elle s'attaque aux racines de maux dont la force seule peut avoir raison. ”
Source : Gallica

Pitre Merlaud,  Est-ce la guerre ? : (1869) (1873)

“ L'intelligence et la vigueur qu'ont reçu les hommes pour la fécondité du travail et le bien-être de la vie deviennent un fléau de l'humanité. Mais ces déviations auront un terme prochain; on peut l'en trevoir, même à la veille de grandes batailles. Les excès de l'art de la guerre amèneront d'autant plus vite l'abolition de ce droit de guerre monstrueux. Le soldat étranger et le chef qui franchiront une frontière tomberont sous le coup des lois du pays et de l'arrêt de tous les peuples, comme des meurtriers. Le droit des gens les leur livrera. ”
Source : Gallica

Pitre Merlaud,  Est-ce la guerre ? : (1869) (1869)

“ N'est-ce pas le roi Guillaume qui a enveloppé tout à coup l'Allemagne dans l'embrasement d'une guerre civile générale, où son armée faisait seule face à tous les Etats provoqués et à tous les droits? Il a emporté une riche proie de cet incendie, outre une maxime plus riche de promesses, gravée pour devise sur sa couronne : la Force prime le droit.' Et c'est le lendemain de tels coups que M. de Bismark accuse l'ambition de la France devant l'Allemagne, et lui propose, pour s'en défendre, le protectorat de son roi. On ne vit jamais une pareille audace de langage après une telle audace d'action. ”
Source : Gallica

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