Résumé

Considérations sur la puissance relative des États… (1867)

Il n'est pas possible de remonter jusqu'au déluge, pour faire des parts égales ou bien proportionnées. En puissance comme en fortune privée, chacun est autorisé à garder ce qu'il a et à défendre son bien. Un État doit-il relever la puissance d'un État voisin qui se croit trop faible ? et s'il ne peut la relever qu'au détriment de la sienne, y est-il encore obligé? N'est-il pas autorisé, au contraire, à faire tenir à sa place un voisin mécontent? Les petites nations ont d'ailleurs un rôle utile à remplir; et si, à une ambition modeste elles joignent un gouvernement sage, leur destinée.
Source : Gallica

Considérations sur la puissance relative des États… (1868)

L'Europe maintenait péniblement entre les puissances l'équilibre politique qu'elle avait imaginé. Soudain, la Prusse se lève et affirme son droit de domination sur l'Allemagne. Elle abat ses ennemis comme des soldats de carton, elle détrône les rois qui lui résistent, elle étend sa puissance au delà même des limites qu'elle assigne à son empire. Peuples et rois se soumettent et font cortége aux nouveaux conquérants. En un jour, tout l'équilibre des forces de l'Europe est rompu. La France est frappée de stupeur.
Source : Gallica

Considérations sur la puissance relative des États… (1868)

L'armée est le noyau de nos forces; la diminuer en France, au moment où on l'augmente dans toute l'Europe, ne serait-ce pas s'affaiblir dangereusement? Les forces des États sont essentiellement relatives, et comme leur organisation est également perfectionnée dans tous les grands États, il s'ensuit que la question de nombre est devenue de première importance et comme la mesure des moyens. C'est pour ce motif que l'Empereur a dit avec raison que la puissance d'une nation est en rapport avec le nombre de soldats qu'elle peut mettre sous les armes.
Source : Gallica

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